Le gouvernement en conclave : Les secteurs portuaire et agricole au menu

 

La situation des infrastructures portuaires camerounaises, et en particulier celle du port de Douala, préoccupe le gouvernement qui y a consacré l’essentiel de son conseil du mois de février réuni mercredi dernier sous la présidence du Premier ministre Philémon Yang. Deux points étaient en effet à l’ordre du jour de ce conseil de cabinet : l’état des lieux et les perspectives de développement des infrastructures portuaires nationales, d’une part et, de l’autre les mesures de soutien envisagées pour un bon déroulement de la campagne agricole 2014.

S’agissant tout d’abord du premier point, l’on va apprendre de la bouche du ministre des Transports, Robert Nkili, que des quatre ports (Douala, Limbe, Kribi et Garoua) dont dispose le Cameroun, celui de Douala seul concentre 95% de tout le trafic et 98% du chiffre d’affaires. Ce port, qui dessert une bonne partie de la sous-région Afrique centrale, a atteint le volume record de trafic de 10 millions de tonnes en 1993.

Le port de Douala doit cependant faire face à deux problèmes majeurs : la saturation et l’ensablement. S’agissant de l’ensablement, la reprise récente du dragage du chenal du Wouri devrait pouvoir y remédier, mais il va falloir que ce dragage se fasse plus régulièrement.

Le problème de la saturation quant à lui devrait être résolu avec la construction en cours du port en eau profonde de Kribi et sa mise en service dans les prochains mois. Ce qui a fait dire au ministre des Transports que « les perspectives du secteur portuaire sont hautement prometteuses ». Reste maintenant, comme l’a recommandé le Premier ministre Philémon Yang, que l’on travaille à « augmenter les capacités de stockage des terminaux du port de Douala », et que l’on opérationnalise le projet de « ports secs », « afin de désengorger la plateforme portuaire de Douala ». En outre, M. Yang Philémon a prescrit le renforcement et la diversification de l’offre de formation aux métiers portuaires.

Disponibilité des semences

Le deuxième point abordé au cours de ce conseil de cabinet concerne l’agriculture. Et, comme l’a souligné le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Essimi Menye, le Cameroun a l’intention de résorber le déficit de sa balance commerciale agricole par la massification des productions agro-alimentaires. Pour ce faire, en 2014, il est question d’accompagner les acteurs ruraux dans la production, la transformation et la commercialisation. Le ministère chargé de l’agriculture mettra l’accent sur la disponibilité des semences et plants en quantité et en qualité, la multiplication du matériel végétal en ce qui concerne la cacaoculture, la création des champs semenciers, l’appui aux pépiniéristes privés, la distribution des plants de palmier à huile.

Les mêmes efforts seront faits en ce qui concerne le maïs, le manioc, la banane plantain, la pomme de terre, l’okok et le riz, a promis Essimi Menye. L’Etat entend également intervenir dans le domaine de la protection phytosanitaire, l’appui à la fertilisation, la promotion du mouvement coopératif, la construction de pistes de collecte, l’opérationnalisation des fermes semencières et des pools d’engins.
Un travail immense en somme, qui devra cependant être complété, ainsi que l’a prescrit le Premier ministre, par la production d’une étude sur la cartographie des terres arables et une évaluation des objectifs de production pour la campagne 2014 des principales cultures de grande consommation.

Marc OMBOUI

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