PLUS DE 50 MILLIARDS DE F CFA POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE

 

La Banque islamique de développement (BID) va financer  la deuxième phase de deux projets de  développement agricole à hauteur de 45 milliards de F CFA, alors que 8 milliards seront mis à la disposition des petits exploitants.

Les deux premiers projets, qui sont dans leur deuxième phase, ont été lancés le 3 mai dernier à Yaoundé par le ministre camerounais de l’Agriculture, Henri Eyebé Ayissi, en présence de son homologue de l’Agriculture, Dr Taïga, et d’Amadou Tierno, le chef de mission de la BID,   concernent les régions de l’Ouest et du Nord-ouest.

Il s’agit du projet de développement participatif des Grassfields, dans la région du Nord-ouest,  et du projet de développement rural du Mont Mbappit, dans la région de l’Ouest.

Le financement de 45 milliards de F CFA de la Banque islamique de développement représente 90% du coût total desdits projets.

Le projet « Grassfields» consiste en la  consolidation de la première phase, avec la poursuite du programme de lutte contre la pauvreté par l’augmentation de la production agricole. Il touche 35 000 producteurs de maïs, de pommes de terre, de riz et de palmier à huile, dans les bassins de production de Mbaw/Mbonso et de Gayana, dans la région du Nord-ouest.

Le projet Mont Mbappit, pour sa part, concerne les 9 arrondissements du département du Noun, région de l’Ouest. Il vise à augmenter la production et la productivité agricoles de spéculations telles que le riz, le maïs, le manioc, l’huile de palme ; il vise également l’amélioration de la valeur ajoutée et l’accès au marché, l’appui aux infrastructures sociales et l’appui à la gestion des projets.

Le projet Mont Mbappit s’étale sur cinq ans. Il a déjà permis, dans sa première phase, de doubler la production agricole. Et de l’avis des experts, il pourrait faire beaucoup mieux pour peu qu’on améliore le taux de décaissement des financements qui, jusqu’ici, n’a pas dépassé les 5%.

Les petits producteurs

Le deuxième financement de la BID, d’un montant de 8 milliards de F CFA, concerne le programme d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants (Sapep-Apape) en Afrique sub-saharienne. Le Cameroun est partie prenante de ce programme avec cinq autres pays.

Le programme vise la redynamisation agricole à travers des domaines d’intervention que sont le sol, les semences améliorées, les marchés et le financement des petits exploitants.

Moane Ehindi

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