15 projets et programmes dissouts dans le secteur agricole

 

Le ministre de l’agriculture et du développement rural veut ramener de l’ordre dans le déploiement et le fonctionnement des projets et programmes du secteur agricole mis en œuvre sous financement BIP.

 

Ce sont deux décisions ministérielles datées du 1er juin 2017 qui indiquent le contenu de la réforme ainsi envisagée.  Ces décisions découlent d’un audit organisationnel instruit en octobre 2016. Cette évaluation  concernait 28 projets et programmes du ministère de l’agriculture et du développement rural. Les conclusions de l’audit ont été immédiatement traduits en actes par le ministre Henri Eyebe Ayissi.

On en retient surtout la dissolution de 15 projets et programmes du secteur agricole. Parmi ceux-ci, le désormais célèbre « projet mais » et le non moins connu PNVRA (programme national de vulgarisation et de recherche agricoles). La disparition de ces projets et programmes va favoriser  le recentrage des activités et le redressement du fonctionnement de l’ensemble du dispositif opérationnel du secteur.

11 nouveaux projets opérationnels ont été mis en place.  La question des semences, par exemple, est confiée de manière exclusive à un seul projet. Il s’agit du projet d’appui à la production du matériel végétal de qualité. Huit autres projets sont ainsi créés autour d’un objet principal. Par contre, dix projets ont été entièrement reconduits. Parmi ces derniers, quatre ont subi un ajustement autant dans leurs mandats que dans leurs dénominations.

Cette réorganisation vise en particulier les projets et programmes financés uniquement par le BIP du Minader. Les autres opérations ne sont pas visées par cette reforme. Il s’agit notamment de celles financées partiellement ou entièrement par  des partenaires internationaux ou d’autres organismes nationaux. De manière pratique,  les coordonnateurs des projets et programmes concernés bénéficient néanmoins d’une période transitoire qui court jusqu’au 31 décembre 2017. Ils doivent, à cet effet, redéployer le personnel et mettre en œuvre le nouveau dispositif.

Cette reforme doit mettre un terme à la prolifération des projets et programmes. Il y a quelques années, dans un rapport, l’ACDIC avait dénoncé la gestion du projet maïs. L’association citoyenne de défense des intérêts collectifs  mettait à nu des pratiques illicites comme la création des GIC fictives pour épuiser les lignes des budgets. L’intervention de la CONAC n’avait  pas fait bouger les lignes. On espère donc connaitre une nouvelle vie dans les projets et programmes du secteur agricole. Les conférences de programmation et de préparation du budget 2018 vont dès lors prendre en compte cette nouvelle organisation opérationnelle.

Sango Longue

 

 

 

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