Cameroun – Cacao : le gouvernement veut préserver le pouvoir d’achat des producteurs de cacao

 

En lançant la campagne cacaoyère 2017 – 2018 le 25 aout dernier à Ntui dans le département du Mbam et Kim (région du Centre), le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a annoncé des mesures visant à encourager la culture du cacao et à préserver le pouvoir d’achat des producteurs au Cameroun.

Ntui est le chef-lieu du département du Mbam et Kim, l’un des plus importants bassins de production de cacao au Cameroun. Ici, comme dans le reste du pays, les producteurs sont affectés par la chute drastique du prix du cacao qui leur est payé.

En effet, en l’espace de deux ans, le prix du cacao a  baissé de moitié, passant de 1600 F CFA en 2015 à 800 F CFA en 2017.

Cette situation est de nature à décourager les producteurs qui pourraient, comme dans les années 80, abandonner la culture du cacao au profit d’autres spéculations plus rentables.

Or, le gouvernement camerounais, pour sa part, mène une politique qui vise à augmenter la production actuellement d’environ 270 000 tonnes pour atteindre les 600 000 tonnes à moyen terme. Pour ce faire, il encourage les producteurs à produire plus tout en veillant sur la qualité de leur cacao.

C’est donc devant ce public que le ministre du Commerce a choisi d’annoncer les mesures prises par le gouvernement en vue non seulement de maintenir la production à un niveau élevé, mais aussi à préserver le pouvoir d’achat des producteurs.

S’agissant des mesures destinées à atténuer l’impact de la contraction des cours mondiaux du cacao sur le pouvoir d’achat des producteurs, le gouvernement s’engage notamment à réduire de moitié le montant de la redevance à l’exportation. Cette redevance passe donc de 150 à 75 F CFA le kilogramme.

D’autres mesures visent particulièrement les organismes en charge de l’organisation de la filière cacao-café au Cameroun, Le ministre du Commerce prescrit, au cours de la nouvelle campagne, la généralisation du « système des ventes groupées » et le recours systématique à l’occasion de la négociation des prix, aux prix de référence publiés par le Système d’information des filières (SIF).

Selon le gouvernement, ce dispositif permet d’informer les acteurs de la filière, de façon quotidienne, sur la moyenne des prix sur le marché, à travers divers canaux de communication.

Par ailleurs, Luc Magloire Mbarga Atangana annonce le renforcement des contrôles aux frontières avec certains pays producteurs de cacao, notamment le Nigeria, afin de combattre les exportations frauduleuses du cacao camerounais.

Moane Ehindi

 

 

 

 

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