Cameroun – Le GICAM s’engage aux côtés du MEDEF pour l’emploi des jeunes

Célestin Tawamba du GICAM et Pierre Gattaz du MEDEF ont signé ce mercredi, 31 janvier 2018 en fin de matinée, au 7ème étage du siège du MEDEF, 55 avenue Bosquet à Paris, un mémorandum d’entente pour relancer la coopération entre les deux structures qui, selon le président du GICAM, n’était jusque-là ni à l’image du dynamisme des deux économies, ni au diapason des potentialités d’échanges entre les deux pays. Le tout devant M. Samuel Mvondo Ayolo, ambassadeur du Cameroun en France et de proches collaborateurs du président du GICAM dont le président de la commission « Affaires internationales et Relations avec la diaspora», Pierre Kam, la présidente de la commission « Économie numérique », Reine Essobmadje et le secrétaire exécutif, Alain Blaise Batongue.

Si les deux parties se sont souvenues de la co-organisation réussie du forum économique tenu en marge de la visite du chef de l’État camerounais en France en janvier 2013 et qui a accouché, quelques mois plus tard, de la loi portant incitations à l’investissement privé au Cameroun, le président Célestin Tawamba a regretté la tiédeur des échanges entre les deux organisations patronales, malgré la position stratégique du Cameroun en Afrique centrale et le dynamisme de son entreprenariat. Car, insistera-t-il, en dépit d’une présence économique française marquée au Cameroun, il est important de s’y intéresser davantage, au moment où l’urgence est à mettre en œuvre une stratégie d’industrialisation marquée par un transfert de compétences et un développement de PME.

Pour Pierre Gattaz, il faut, à travers cette nouvelle plateforme, faire émerger de nouveaux entrepreneurs, faire découvrir le Cameroun aux PME françaises à travers un partenariat gagnant-gagnant qui favorisera la transformation de produits sur place et apportera de la valeur ajoutée dans des secteurs comme l’agro-industrie et les métiers des minerais.

Les deux présidents sont convaincus que tous les niveaux d’intervention sont importants pour impulser la nouvelle dynamique : les grands groupes et multinationales certes, mais aussi et de plus en plus les PME appelées à s’exporter et, enfin, les écoles, cadres par excellente de la préparation des savoirs et de la valorisation des compétences. Sous ce dernier angle, la diaspora africaine en général et camerounaise en particulier, constitue un atout pour la mondialisation et pour le développement de l’humanité, d’où cette précision de Célestin Tawamba : « Le MEDEF constitue pour le GICAM une première étape. Car au-delà de la symbolique d’hier, c’est bien le business et le développement des entreprises, à travers des actes concrets, qui doivent reprendre le dessus. »

Le mémorandum d’entente signé par Pierre Gattaz et Célestin Tawamba ambitionne de renforcer la coopération patronale entre les deux parties et renforcer les modalités de collaboration par le partage d’expériences et le développement de partenariats et d’actions concrètes sur le terrain dans les domaines économique, commercial et environnemental.

Si le GICAM s’engage à « faciliter le développement d’échanges entre les entreprises des deux organisations face à une économie mondiale de plus en plus intégrée mais toujours plus concurrentielle », le MEDEF, de son côté, coopérera avec le GICAM « dans le domaine de la formation professionnelle, facteur essentiel pour la promotion des investissements et le développement des entreprises, principalement dans le secteur du management intermédiaire ».

Concrètement, les deux parties conviennent déjà que la coopération sera centrée autour des activités dans cinq domaines majeurs et stratégiques : l’entreprenariat et les PME, véritablement poumon de l’économie tant au plan national qu’à l’international, l’emploi des jeunes, l’économie numérique, secteur transversal par excellence, l’éducation et la formation professionnelle pour une meilleure appropriation des compétences et, enfin, les accords commerciaux, investissements et la responsabilité sociétale des entreprises.

Le premier rendez-vous d’évaluation aura lieu dès la fin de cette année 2018. Il donnera ainsi au GICAM de se rassurer de ce que sa politique d’ouverture à l’international l’aura hissé comme la principale porte d’entrée des investisseurs étrangers et de la diaspora et l’interlocuteur indispensable dans les concertations pour l’élaboration des politiques et programmes économiques destinés au Cameroun et à la CEEAC.

Source : legicam.cm

 

 

 

 

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