CEMAC: la libre circulation des biens et des personnes est effective

 

Au moment où s’achève le sommet extraordinaire de la CEMAC à Ndjamena, la libre circulation des biens et des personnes devient effective et totale.La Guinée équatoriale et le Gabon sont les derniers pays à avoir entériné la suppression des visas pour les ressortissants de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), en application de l’accord conclu en 2013 sur la libre circulation en Afrique centrale.Tout ressortissant des pays de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Guinée équatoriale, Tchad) peut désormais entrer sans visa en Guinée équatoriale et au Gabon, mais doit être détenteur d’un passeport biométrique.

La décision de ces deux pays est importante dans la mesure où ils étaient accusés de bloquer l’entrée en vigueur de la libre circulation des personnes et des biens depuis 2013.

Malabo avait en effet renoncé à appliquer cette décision des chefs d’État en 2014, évoquant des raisons de sécurité.

Mais pour certains observateurs la Guinée Équatoriale et le Gabon, deux pays pétroliers, relativement prospères et peu peuplés craignaient notamment une immigration massive et non contrôlée.

Avant ces deux pays, il y a lieu de relever que la Centrafrique a « matérialisé » le 13 octobre l’accord de libre circulation entre les pays de la Cémac. Elle a été précédée en début août 2017 par le Tchad.

La décision d’appliquer intégralement la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace communautaire avait été prise à Djibloho, en Guinée Équatoriale, par les six membres de la Cémac.

Fondée en juin 2000 à Malabo, la Cémac réunit des pays aux revenus très différents et peine à mettre en œuvre des mécanismes d’intégration économique et monétaire.

M.E.

 

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