Croissance économique du Cameroun : L’appréciation du FMI

 

La croissance du PIB du Cameroun s’est affermie en 2013, s’élevant à 5,5% contre 4,6% l’année précédente. C’est le constat fait par le chef de la mission du Fonds monétaire international(FMI) qui a séjourné à Yaoundé début mai 2014. Mario de Zamaroczy a eu des échanges avec des officiels camerounais avant d’être reçu en audience par le président Paul Biya.

Pour le chef de la mission du FMI, au vu de l’évolution récente de la situation macro-économique du Cameroun, la croissance du PIB a été plus forte que prévu. Cette situation s’explique, selon le FMI, par le niveau soutenu des dépenses d’équipement et une augmentation de la production pétrolière et de l’activité dans le secteur.

Pour aller de l’avant, le FMI propose au gouvernement camerounais de continuer à travailler dans le sens d’améliorer les recettes en renforçant l’administration et en réduisant les exonérations douanières. Autres suggestions : le renforcement de la gestion des dépenses publiques, l’amélioration du climat des affaires afin d’encourager un développement tiré par le secteur privé.
La mission du FMI s’est dite préoccupée à l’égard des subventions généralisées aux carburants qui, selon elle, sont très élevées. Le coût de ces subventions pose problème dans la mesure où il écarte, aux dires des experts du FMI, la possibilité d’autres dépenses qui pourraient « promouvoir une croissance plus inclusive ». Mario de Zamaroczy suggère que ces subventions soient éliminées progressivement pour être remplacées par des « programmes sociaux ciblés ».

Il en est des subventions comme de la dette. La mission du FMI déplore une « accumulation progressive des vulnérabilités ». Pour elle, le Cameroun doit concevoir une stratégie globale d’endettement et assurer sa mise en œuvre. Il doit mobiliser des ressources intérieures et des financements à faible taux d’intérêt pour financer les projets d’infrastructure.
Pour ce qui est des perspectives, le chef de la mission du FMI estime que la croissance devrait se stabiliser à environ 5,5% en 2014 et à moyen terme. Ceci grâce à la montée de la production pétrolière, le maintien des investissements publics dans le domaine des infrastructures et le dynamisme de la demande intérieure. Même si le déficit budgétaire global devrait se creuser pour atteindre 5,5% du PIB en 2015, le FMI soutient qu’il devrait amorcer une baisse à moyen terme.

Marc OMBOUI
Cameroon Report

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