Deuxième pont sur le Wouri : Paul Biya pose la première pierre

 

Les travaux de construction d’un deuxième pont sur le Wouri ont officiellement été lancés le 14 novembre dernier par le chef de l’État camerounais Paul Biya au cours d’une cérémonie solennelle.

Long de plus de 800 mètres, le deuxième pont sur le Wouri comprendra cinq voies routières et deux ferroviaires. Deux kilomètres de voies de raccordement sont également prévus avec le réseau de voirie de la ville de Douala. Sa construction, dont le coût est évalué à environ 100 milliards de F CFA financés par l’Agence française de développement (AFD) par le biais du Contrat de désendettement et de développement (C2D), devrait durer environ 44 mois.

La construction de cet ouvrage était très attendue tant par les populations que par les opérateurs économiques. Le deuxième pont sur le Wouri devrait décongestionner la circulation dans la capitale économique camerounaise. Il faut dire que construit il y a environ 50 ans, le premier pont éprouvait quelques difficultés à supporter le trafic chaque jour plus important. Environ 40 000 automobiles passent en effet sur ce pont qui permet de relier les régions du Sud-Ouest et de l’Ouest à celle du Littoral. Selon les experts, 80% des vivres consommés à Douala transitent par ce pont.
Un gain de temps

Pour les opérateurs économiques, le pont dont les travaux viennent d’être lancés sera d’un apport extrêmement important dans la mesure où il permettra de décongestionner Bonabéri, la zone industrielle la plus importante du pays. Il permettra de fluidifier les échanges entre la capitale économique et les régions situées à l’ouest du Wouri. Et comme l’a dit le président Paul Biya à cette occasion, ce pont fait partie des grandes infrastructures visant à faciliter les transports à travers le Cameroun. Sa construction devrait être complétée par l’aménagement annoncé des entrées est et ouest de Douala. Ce qui devrait rendre la traversée de la métropole économique plus facile et plus rapide. Le gain de temps escompté devrait contribuer à la compétitivité des entreprises. De la sorte, la position de Douala comme principale plate-forme économique du pays et même de la sous-région Afrique centrale pourrait s’en trouver renforcée. Les experts estiment que le PIB du Cameroun pourrait du fait de ce pont gagner plus d’un point de croissance.

Le président Paul Biya a profité de cette occasion pour annoncer le début imminent d’autres travaux routiers. Il s’agit notamment de : la première phase de la nouvelle autoroute entre Yaoundé et Douala, de la route Kumba-Mamfe, de la poursuite des travaux sur la Ring Road, de la réhabilitation de deux sections de la route Garoua-Kousseri et de la deuxième section de la route Foumban-Manki. Attendu également l’achèvement du tronçon Meïganga-Ngaoundéré. Des projets qui s’inscrivent dans son programme dit des « grandes réalisations ».
En reliant ainsi les principales agglomérations et les zones de production par un réseau routier moderne aux principaux ports du pays, le deuxième pont sur le Wouri devrait être d’un inestimable apport pour l’agriculture et l’industrie et, d’une manière générale l’économie camerounaise.

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