Discours de fin d’année : Paul Biya annonce des projets de seconde génération

 

Le chef de l’État camerounais s’adressait à ses compatriotes dans son traditionnel discours de fin d’année, le 31 décembre dernier.

On l’attendait sur le terrain de l’économie, d’autant qu’en 2013, les performances du pays n’ont pas été à la hauteur des attentes. Dans son discours, le président Paul Biya a identifié le pouvoir d’achat, l’emploi et les conditions de vie comme étant les « problèmes qui tiennent à cœur les Camerounais ». Toutes choses, a-t-il poursuivi, que ses compatriotes sont en droit d’attendre d’ « une économie prospère et équitable, d’une société juste et solidaire ». Prenant l’exemple des grands projets en cours de réalisation ou en phase de démarrage, il a rappelé qu’au cours des dernières années, il n’a ménagé aucun effort pour améliorer leur quotidien.

Paul Biya a par la suite annoncé pour 2015 le début des « projets de seconde génération » dont «les études et les recherches de financements sont actuellement l’objet de négociations ». On y retrouve notamment des infrastructures de production d’énergie, de transport, d’approvisionnement en eau, de routes et d’autoroutes, ainsi que d’équipements industriels et miniers.

Relevant au passage que l’économie camerounaise reprend des couleurs et qu’un consensus national semble se faire autour de l’objectif de l’émergence, le président Biya a appelé ses compatriotes à mobiliser leurs énergies autour de cette cause et à jeter toutes leurs forces dans le combat pour la croissance.

Des marges de progression

Paul Biya relève qu’avec un budget viable, une dette soutenable, la situation économique et financière du Cameroun autorise des espoirs de prospérité. Logiquement, la croissance devrait être à sa portée. Or en 2013, le pays n’a réalisé qu’un taux de croissance de 4,8% au lieu des 6,1% initialement prévus. Insuffisant, ont relevé les partenaires économiques du pays. Pour remédier à cette situation, le chef de l’État camerounais prescrit un plan d’urgence. Il faut en effet redoubler d’efforts si le pays veut atteindre son objectif d’émergence à l’horizon 2035. La thérapeutique présidentielle se décline en ces termes : améliorer encore le climat des affaires, poursuivre les réformes structurelles en cours et continuer à renforcer la discipline budgétaire.

Le chef de l’État camerounais est conscient que son pays dispose de marges de progression pour faire évoluer l’efficacité de sa politique économique. Il faudra alors, en s’appuyant sur le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce), véritable tableau de bord, accroître la cohérence et la lisibilité de l’action de l’État, réduire les délais de prise de décision et autres goulots d’étranglement, supprimer les points de blocage, les zones de dispersion et les doublons.

Il faut donc agir, insiste Paul Biya, pour qui les priorités de l’heure sont : redresser la courbe de croissance en créant des emplois, et maintenir la performance économique à un niveau élevé sur plusieurs années d’affilée.   Le chemin de l’émergence passe par là.

Marc OMBOUI

Cameroon Report

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