Investissement public : La voie de la relance

 

Quelles stratégies mettre en place pour optimiser l’investissement public ? En d’autres termes, comment faire en sorte que les 1000 milliards de F CFA de budget d’investissement public prévus dans le budget 2014 de l’État du Cameroun aboutissent à la réalisation d’infrastructures concrètes capables d’améliorer le quotidien des Camerounais ? La question préoccupe les responsables du ministère camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire réunis à Yaoundé les 30 et 31 janvier 2014. Et ce n’est que logiquement que le thème central de leurs travaux a été : « optimisation de l’investissement public pour l’atteinte des objectifs du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi ».

Une problématique actuelle qui intervient à la suite de l’interpellation du président Paul Biya dans son adresse à la nation du 31 décembre 2013.Il s’agit donc pour ce ministère situé au centre de la production des richesses, de l’incitation de l’investissement privé et de la transformation du paysage économique du Cameroun, de trouver les voies et moyens pour que le pays prenne résolument la direction de l’émergence. Cela commence par l’amélioration du taux de consommation des crédits ; un problème pas si simple quand on sait qu’en 2013, ce taux n’a atteint 50% dans aucune région du pays. Conséquence, le taux de croissance du PIB a été de 4,8 % au lieu des 6,1 initialement prévus.

Pour le chef de ce département ministériel, Emmanuel Nganou Djoumessi, les défis à relever ont noms : amélioration de la compétitivité de l’économie et modernisation de l’appareil de production, transformation du tissu économique national, poursuite de l’assainissement des finances publiques par le renforcement de la maturation des projets, opérationnalisation ainsi que maîtrise de la chaîne programmation-budgétisation-suivi-évaluation en vue d’améliorer la qualité des investissements publics.
M. Nganou Djoumessi a appelé ses collaborateurs à travailler pour le désenclavement des grands bassins de production et des zones touristiques, l’amélioration des facteurs de production que sont l’énergie, les intrants agricoles, les infrastructures routières, etc.). Autres domaines dans lesquels les responsables du ministère de l’Économie devront redoubler d’effort, un suivi plus rigoureux de la préparation et de l’exécution des grands projets à travers des revues périodiques et le suivi physico-financier des projets publics, le renforcement de la place du secteur privé comme moteur de la croissance, la mobilisation des financements, etc.
Marc OMBOUI
Cameroon Report

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

dix-neuf − dix-huit =