Économie numérique : un forum d’accélération

 

plus conscients des enjeux et du potentiel, les acteurs du numérique camerounais n’ont plus que deux ans pour rattraper le temps perdu

le représentant du président Biya dans les stands

Il y a eu du concret pendant les trois jours de cette rencontre à Yaoundé.  Ce sont les jeunes porteurs de projets qui témoignent mercredi soir dans la cour intérieure du premier étage de l’hôtel Hilton.  Ils ont fait des rencontres intéressantes. Certains parlent des contacts noués, d’autres de MOU, les memoranda d’entente,  avec certains invités internationaux. Les dizaines de porteurs de projets se réjouissent surtout d’avoir exposé leurs créations et leurs applications à un plus grand nombre de personnes. Un de ses jeunes nous confie son sentiment, celui de passer enfin d’un statut de rêveur, qu’il trainait dans son entourage, pour un statut de jeune porteur de projet innovant.  Ce changement de logiciel est partagé.

Ces trois derniers jours, le gouvernement a laissé transparaitre un engagement, voire une préoccupation. En 2020, il veut tirer 3000 milliards de francs Cfa, à titre d’impôts. Cette même année, le plan gouvernemental préfigure un secteur qui emploierait 50000 personnes et pèserait 10% du Produit Intérieur Brut. Ce forum a permis au gouvernement camerounais de vulgariser son plan stratégique de développement l’économie numérique à l’horizon 2020. Le pays du président Paul Biya a surtout pu exposer son potentiel numérique à l’ensemble du monde. Un an jour pour jour après la conférence économique internationale, le gouvernement a choisi de mettre l’accent sur un secteur vecteur de croissance.

Les participants ont proposé près de 26 solutions de financement avec l’État comme moteur des incitations. Le fonds de développement des télécommunications est sollicité. C’est la formule gagnante dans tous les pays modèles.  Georges Meka Abessolo, l’un des  rapporteurs des ateliers, se réjouit d’un projet en cours de maturation au niveau des finances publiques. Il permettra à une banque de régler  une facture due par l’État à une PME du numérique.  Sur la viabilité et la compétitivité des projets, l’expérience des invités internationaux va servir. Mais l’État doit, une fois encore servir de pilier dans la construction de la société numérique, autre préalable à l’éclosion de l’économie numérique. Les services publics doivent impulser la dématérialisation par la numérisation. Certaines administrations publiques ont exposé les premiers actes concrets de leur conversion digitale au cours du salon.

Sango Longue

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