Performances économiques du Cameroun : Les bons points des bailleurs des fonds

 

C’est ce qui ressort de la dernière mission conjointe FMI-Banque mondiale qui s’est achevée le 25 novembre dernier.

Conduite par Mario de Zamaroczy, la mission conjointe FMI – Banque mondiale a achevé sa mission d’une semaine le 25 novembre dernier à Yaoundé. Avec les autorités camerounaises, cette mission a évalué les performances économiques de ce pays notamment sur la base de l’exécution du budget de l’année 2013. Elle a aussi jeté un regard sur le projet de loi de finances pour l’année 2014 qui vient d’être soumis au parlement pour examen. La mission a ainsi rencontré le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril, le premier ministre Philemon Yang et le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey.

Les conclusions préliminaires telles que présentées à la presse par M. Zamaroczy font ressortir que, d’une manière générale, la performance économique du Cameroun est bonne. En effet, le pays connaît une croissance « soutenue » de 4,5% en 2013, une inflation qui reste « maîtrisée » et en dessous des critères de convergence de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC). S’agissant des perspectives pour l’année 2014, Mario de Zamaroczy soutient qu’elles sont « prometteuses » avec, une croissance semblable à celle de 2013 » et une inflation maîtrisée.
Des défis

Cependant, le représentant du Fonds monétaire international relève que trois défis principaux interpellent le Cameroun. Il s’agit d’abord de la croissance qui, bien que soutenue n’est pas encore suffisante pour lui permettre d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté que les autorités se sont fixés en vue d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Il s’agit ensuite du budget pour lequel il a été relevé quelques difficultés en début d’année en ce qui concerne les recettes. S’agissant des dépenses, le chef de la mission conjointe a soutenu que les subventions accordées par l’État aux prix des produits pétroliers posent problème, et a invité le gouvernement à penser à la réforme de ce secteur. Il en est de même des exonérations qui, de l’avis des bailleurs des fonds, font perdre des recettes à l’État.

Enfin, il y a l’investissement que Mario de Zamaroczy juge essentiel pour développer l’infrastructure au Cameroun. Le pays, a-t-il relevé, a de gros besoins en investissements et les bailleurs de fonds soutiennent les principaux projets qui sont mis en œuvre. Mais il a appelé à rester prudent quant à la soutenabilité et aux conditions générales dans lesquelles l’État s’endette pour financer ces projets. Il a estimé que l’amélioration du climat des affaires devrait se poursuivre afin d’attirer encore plus d’investissements qui pourraient favoriser l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.
Marc OMBOUI
Cameroon Report

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