Port de Kribi : le bout du tunnel est visible

 

La signature ce mardi du contrat de concession pour l’exploitation et le développement du terminal à conteneurs était le dernier préalable au début des activités du Port de Kribi

 

Edgar Alain Mebe Ngo’o conduit une importance délégation de ministres et d’autres officiels camerounais et étrangers à Kribi.  Le ministre des transports préside la signature du contrat qui va lier le port de Kribi et l’entreprise Kribi Terminal Container. Par cet acte, la seconde entité prend les commandes du terminal à conteneurs. La KTC va en assurer la gestion pendant les 25 prochaines années. Le concessionnaire va financer, exploiter, développer, entretenir et maintenir le terminal à conteneurs du port de Kribi. Il a trois mois pour lancer définitivement les activités d’exploitation  de cet infrastructure portuaire. Pour le directeur général, Daniel Lallemand, les prochaines semaines devraient être consacrées à l’installation du matériel roulant, des salles de contrôles et des services administratifs.

Le concessionnaire va verser 50 milliards FCfa à l’État pour l’entrée dans la concession. KTC va s’acquitter d’une redevance fixe annuelle de 22 milliards FCFA. Il est prévu également une redevance variable qui correspond à 23% du chiffre d’affaires annuel de l’exploitation. Une autre redevance exceptionnelle de 250 millions FCFA sera versée pendant 24 des 25 années de la concession. Pour la première année, les 250 millions FCFA seront plutôt payés comme frais d’expertise au CARPA, l’opérateur de L’État camerounais en matière de contrat de partenariat Public –Privé. 50 % des pénalités de stationnement payés par les usagers reviendront au port de Kribi qui représente les intérêts de l’État. Le consortium va assurer les fonds de contrepartie soit 15% du coût de la  phase 2 de la construction du Complexe industrialo-portuaire de Kribi.

Le Cameroun sort définitivement gagnant au bout de ce long processus. Ses intérêts et ceux des différents actionnaires du concessionnaire ont été conciliés. La présence de ces multinationales dans ce consortium est un atout dans un contexte de concurrence portuaire sous régionale. Ils ont  la motivation, les atouts et les moyens pour faire décoller le port de Kribi dans les délais raisonnables. Bolloré Transports et Logistics dispose d’un grand réseau logistique dans le monde. Sa présence dans d’autres segments du transport au Cameroun (le rail, le port de Douala) et en Afrique est un atout. La Compagnie Maritime d’Affrètement –Compagnie Générale Maritime (CMA-CGM), 3è mondial dans le transport des conteneurs, rayonne dans plus de 160 pays donc 42 en Afrique. Les deux multinationales françaises sont associées au constructeur Chinois CHEC. C’est le maitre d’œuvre de l’ensemble du projet du port de Kribi (phase1, phase 2, autoroute Lolabe –Edéa).

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