Production de poissons de table au Cameroun : Objectif 100 000 tonnes

 

Le ministre camerounais de l’Élevage, des pêches et des industries animales, Dr Taïga, a inauguré le 8 février dernier l’unité pilote d’aquaculture intensive de Méyomessala dans la région du Sud Cameroun. Financée par la Caisse de développement de la pêche maritime pour un coût de 60 millions de F CFA, cette infrastructure s’inscrit dans un vaste programme de développement de la pisciculture entrepris par le gouvernement camerounais.

Outre l’unité de Méyomessala, plusieurs autres structures de ce type seront construites à Kumba, Bagangté, Ngaoundéré, Ayos, Ebolowa et Yaoundé. Ce faisant, le gouvernement, qui vise à terme la production de 100 000 tonnes de poissons, veut vulgariser cette technique afin qu’elle soit adoptée par les populations.
Par ailleurs, le gouvernement est en train de construire à Foumban une unité de production de l’aliment du poisson. Pour disposer suffisamment d’alevins, une unité de production a été construite à Logbaba près de Douala. Des unités de même nature, mais plus modestes, seront construites dans la plupart des régions du pays. Pour boucler la boucle, le gouvernement entend démarrer dès juillet prochain la formation de jeunes gens qui s’intéressent à l’aquaculture.
Devant la baisse constante des productions nationales des pêches de capture et l’importance croissante des quantités de poissons congelés importés pour combler le déficit, le Cameroun s’est résolu à relancer l’aquaculture pour satisfaire une demande élevée et réduire la sortie massive des devises. Ce secteur est ainsi devenu une priorité pour le gouvernement. Par ailleurs, au cours de ces dernières années, on a pu constater l’engouement des populations pour la pisciculture.

La pisciculture, dans son état actuel, est dominée par l’exploitation artisanale d’étangs où sont élevés tilapias, carpes et silures. Selon les experts, il s’agit d’un domaine à fort potentiel de développement. La perspective d’accroître l’approvisionnement du pays en poissons en quantité abondante et de meilleure qualité appelle à des efforts d’amélioration des opérations de production, de traitement, de conservation, de distribution et d’assurance de qualité des produits.
Dans son rôle de facilitateur, le gouvernement, avec le concours de la FAO, a élaboré un cadre stratégique pour un développement durable de l’aquaculture. Ce cadre établit les rôles de l’État, du secteur privé et de la recherche dans le développement aquacole. À partir de ce cadre, le Cameroun a élaboré des stratégies de développement aquacole qui lui permettent de mettre sur pied un schéma de développement du secteur.

Marc OMBOUI
Cameroon Report

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