Cameroun: l’université de Maroua prend de la hauteur

 

L’institution compte désormais cinq facultés, pendant que l’Institut supérieur du Sahel devient l’École nationale supérieure polytechnique. C’est le fait de deux décrets du chef de L’État camerounais signés le 6 juillet dernier. Le premier décret n° 2017/ 349 du 06 juillet 2017 modifie et complète certaines dispositions du décret n° 2013/333 du 13 septembre 2013 portant création d’établissements à l’université de Maroua .

Au titre de ce décret, cinq établissements  sont créés dans la capitale régionale de l’Extrême-nord. Il s’agit de : la faculté des Arts, Lettres et sciences humaines, la faculté des Sciences, la faculté des Sciences juridiques et politiques, la faculté des sciences économiques et de gestion, et la faculté des mines et des industries pétrolières.

Quant au décret n° 2017/350 du 6 juillet 2017,  il porte changement de dénomination de l’Institut supérieur du Sahel et organisation de l’École polytechnique de Maroua (ENSPM).  Établissement de l’université de Maroua, l’ENSPM a pour missions la formation et la recherche dans divers domaines que sont : l’agriculture, l’élevage et les produits dérivés ; les énergies renouvelables ; les sciences environnementales ; le génie civil et l’architecture ; l’informatique et les télécommunications ; le génie du textile et du cuir ; l’hydraulique et la maîtrise des eaux ; la climatologie, l’hydrologie et la pédologie.

Par ailleurs, l’ENSPM va se consacrer à la formation doctorale, le perfectionnement des techniciens et des professionnels dans les technologies participant au développement en général et en zone sahélienne en particulier.  Autres domaines d’intervention, le recyclage et le perfectionnement des cadres des  entreprises et des services privés dans les domaines susvisés ; l’appui au développement, en particulier sous forme de prestation de services et de gestion du développement durable.

L’université de Maroua va, à la faveur de ce décret présidentiel, connaitre un développement remarquable du fait de la création de nouveaux établissements. Elle va se situer au moins au même niveau que des universités plus anciennes que sont, notamment, l’université de Yaoundé I, l’université de Yaoundé 2 et l’université de Douala.

Mieux, telle qu’elle est conçue, cette université, et en particulier l’ENSPM, va innover en ce qu’on pourra y étudier des disciplines nouvelles telles que l’élevage et les produits dérivés, le génie du textile et du cuir, l’hydraulique et la maîtrise des eaux, etc.

D’une manière générale, l’université de Maroua ne sera pas une université comme une autre, en ce qu’elle est ancrée dans son environnement immédiat et donc appelée à répondre aux besoins spécifiques des populations locales.

Par sa situation dans la partie septentrionale du pays, cette université va soulager le souffrances de nombreux jeunes Camerounais qui étaient parfois obligés de parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour intégrer des universités situées dans la partie méridionale du pays. Sa proximité avec le Tchad voisin constitue par ailleurs un atout non négligeable.

Moane Ehindi

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