Cameroun – La croisade de Greenpeace en faveur de la forêt du bassin du Congo

 

L’Esperanza, le bateau de l’ONG de défense des droits de la nature Greenpeace, mouille au port de Douala depuis le 13 octobre dernier. C’est la première étape d’un périple baptisé « Donne une chance à la forêt du bassin du Congo » qui le mènera pendant un mois à la rencontre des communautés locales du Cameroun, du Congo et de la RD Congo.

L’objectif de ce périple, le premier de son genre par Greenpeace dans la sous-région est d’échanger avec les communautés locales et de sensibiliser sur l’importance de la forêt du bassin du Congo qui est, après l’Amazonie, le deuxième poumon écologique le plus important du monde.

Greenpeace prévoit que « les communautés locales entreprendront une série d’activités pour montrer leur soutien à la protection de la forêt du Bassin du Congo et Greenpeace-Afrique va ainsi répercuter ce soutien sur les plans local et international ».

Pour Greenpeace, les voix des communautés locales de la sous-région seront entendues sous la forme de danses traditionnelles, de défilés de mode forestière et d’un « arbre à souhaits » qui captera les doléances des communautés pour leur forêt. Le navire sera ouvert au public et des visites guidées du navire seront organisées à leur intention.

L’ONG entend transmettre ces doléances aux dirigeants du monde qui se réuniront à Bonn en Allemagne lors de la réunion sur le climat de la COP 23.

Ce faisant, « Greenpeace-Afrique, ainsi que l’a révélé Lyndlin Moma, son directeur des programmes, cherche à souligner son engagement à travailler avec les communautés locales et les parties prenantes dans le but de résoudre les problèmes de l’agriculture industrielle et de l’exploitation forestière qui sévissent dans la région du Bassin du Congo depuis des décennies ».

Greenpeace souhaite que la collaboration entre les États soit renforcée pour promouvoir l’aménagement du territoire. Par ailleurs, soutient-on au sein de l’ONG, l’écotourisme et la foresterie communautaire doivent être encourages pour garantir la protection de nos forêts pour les générations présentes et futures ».

La forêt du bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Plus de 75 millions de personnes et un large éventail d’espèces menacées en dépendent pour leur survie. Cependant, les défenseurs de la nature estiment que l’exploitation forestière et l’exploitation agricole à grande échelle contribuent à la perte de cette forêt et à l’accaparement des terres. Ce qui constitue une menace pour l’écologie mais aussi pour les communautés locales.

Moane Ehindi

 

 

 

 

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