Chemin de fer Tchad – Cameroun : les études de faisabilité vont bientôt commencer

 

C’est ce qui ressort de la quatrième session de la Commission ferroviaire Cameroun-Tchad (Comifer) tenue à Yaoundé ce 16 janvier 2018. Cette instance doit designer l’opérateur chargé de mener les études de faisabilité et le maître d’ouvrage chargé de la réalisation de cet ouvrage de 800 kilomètres pour un coût de 5000 milliards de f CFA.

Cette 4e session s’est tenue sous la présidence d’Edgar Alain Mebe Ngo, ministre des Transports du Cameroun et le ministre tchadien en charge des Infrastructures et du Désenclavement, Adoum Younousmi. Il y a lieu de noter que la Banque Africaine de Développement (BAD) s’est engagée à verser les trois milliards de F CFA requis pour mener les études de faisabilité de ce projet.

Le projet d’extension du chemin de fer camerounais au Tchad, qui date de décembre 2011, est le fruit de la volonté des présidents Paul Biya du Cameroun et Idriss Deby Itno du Tchad de relier leurs deux pays par une ligne de chemin de fer. Longue de 800 kilomètres, cette ligne part de Ngaoundéré, le terminus du chemin de fer transcamerounais à Ndjamena, la capitale tchadienne.

D’après l’accord signé le 3 juin 2014 entre les deux pays, le projet consiste essentiellement à construire une ligne de chemin de fer longue de 800 km allant de Ngaoundéré à Ndjamena, en passant par Garoua, pour un investissement estimé à environ 5000 milliards de FCA.

Les deux gouvernements ont adopté une feuille de route qui prévoit, entre autres, la mise en place des organes prévus par l’accord, la recherche du financement des études de faisabilité et la signature de l’accord prêt, la négociation et la signature du contrat des études de faisabilité, etc.

Le groupe français Bolloré Africa Logistics (BAL) a été désigné partenaire technique du projet à travers CAMRAIL, sa filiale camerounaise qui exploite actuellement le réseau ferroviaire au Cameroun.

BAL avait pour mission d’appuyer la réalisation des études, d’apporter un appui à la préparation des dossiers de présentation aux bailleurs de fonds, de préparer les rencontres avec les bailleurs de fonds, d’apporter une contribution aux réflexions et aux montages institutionnels et financiers.

Le gouvernement camerounais et le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, le 19 juillet 2017 à Yaoundé, un aide-mémoire relatif aux études de faisabilité du projet d’extension du chemin de fer camerounais au Tchad, à partir du terminal de la Cameroon Railways (Camrail) de Ngaoundéré.

Selon des sources proches du projet, la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) ont déjà annoncé leur intérêt pour le financement du projet

Le projet d’extension du chemin de fer camerounais au Tchad est extrêmement important pour ce pays qui ne dispose pas de façade maritime. En effet, selon les statistiques de la douane camerounaise, plus de 340 milliards de F CFA de marchandises tchadiennes transitent par le Cameroun chaque année, et sont acheminées vers le Tchad par route. L’extension du chemin de fer camerounais vers le Tchad devrait donc faciliter l’acheminement de ces marchandises, voire augmenter leur volume. En même temps, elle devrait contribuer à l’intégration dans la zone Cemac.

Moane Ehindi

 

 

.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

4 × 1 =