Exploitation du Terminal polyvalent de Kribi : Cinq opérateurs pressentis

 

Le gouvernement camerounais est à la recherche d’un opérateur pour le port en eau profonde de Douala. À cet effet, une liste de cinq entreprises pré-qualifiées pour l’exploitation et la maintenance des installations et équipements du futur terminal polyvalent de Kribi a été publiée le 20 mars dernier. Ce terminal est attendu pour démarrer ses activités dès le mois de juin prochain. Les entreprises présélectionnées sont : APM Terminals (Danemark), International Container Terminal Services (ICTSI – Philippines), Necotrans/KPMO (France), la Société d’exploitation des Ports-Marsa Maroc et le Groupement Sea Invest/CLGG (Belgique). La sélection définitive sera faite par le Comité de pilotage du projet de construction du port de Kribi.

Les entreprises ainsi présélectionnées doivent maintenant au plus vite faire parvenir leurs offres à la Commission de présélection qui retiendra deux ou trois candidats au maximum pour participer au dialogue de pré-qualification, a-t-on appris des sources proches du projet.
Constitué dans sa première phase d’un quai de 680 mètres de long, le terminal polyvalent de Kribi est appelé à recevoir les marchandises diverses non conteneurisées, quelques vracs solides, ainsi que les trafics rouliers. Il sera installé juste à côté du futur port à conteneurs qui devrait lui aussi démarrer ses activités dans la même période que le port polyvalent.

Le complexe industrialo-portuaire en construction à Kribi comptera quatre terminaux au total, dont un terminal pétrolier, ainsi qu’un appontement fer qui devra, à terme, recevoir le minerai de fer extrait du gisement de Mbalam, situé à 450 km dans la région de l’Est. Une liaison ferroviaire doit être construite pour évacuer ce minerai du lieu de production au port de Kribi.

Le Cameroun, principale porte d’entrée de la sous-région Afrique centrale, accorde une grande importance à ce complexe portuaire dont la réalisation a été confiée à une entreprise chinoise, la China Harbor Engineering Company (CHEC). Le complexe va coûter 430 millions d’euros, dont 315 millions prêtés par EximBank of China, le reste du financement est supporté par le gouvernement camerounais.

Marc OMBOUI
Cameroon Report

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