1er octobre 2017: le bilan est connu

 

Il y a eu dix morts parmi les assaillants et des blessés dans les rangs des forces de l’ordre le 1er octobre 2017, d’après le ministre de la communication.2017

Pour le ministre de la communication, « Il n’y a donc pas eu de proclamation de l’indépendance d’une quelconque République séparatiste le 1er octobre 2017 ». Le bilan de cette journée du 1er Octobre 2017 a été présenté à la presse lundi soir par le ministre Issa Tchiroma Bakary. On en sait un peu plus sur les victimes humaines de ce weekend de tensions. Il y a eu une dizaine de morts parmi ce que le ministre de la communication nomme « les assaillants ».

L’évènement tragique le plus important de ce 1er octobre a été la tentative d’évasion massive à la prison de Kumbo. Les détenus ont orchestré un départ de feu dans l’intention de brûler le bâtiment de la prison. L’incendie devait couvrir une évasion massive. Ils ont été neutralisés par les gardes pénitentiaires et les forces de défense et de sécurité. Cinq détenus ont trouvé la mort au cours de cette tentative d’évasion.

D’après le ministre de la communication, deux des détenus ont trouvé la mort en se faisant piétiner. Issa Tchiroma Bakary signale 12 blessés dans les rangs des forces de l’ordre. 135 détenus de cette prison de Kumbo non impliqués dans cette opération ont été transférés à la prison de Bamenda ce même 1er octobre 2017.

D’autres décès ont été enregistrés ce 1er octobre 2017.  Ce sont des assaillants qui ont succombé aux tirs de riposte des forces de défense et de sécurité. D’après le ministre de la communication, les forces de défense et de sécurité ( policiers et gendarmes) ont été les cibles des tirs avec des armes de tout calibre dans plusieurs localités des régions du Nord -Ouest et du Sud-Ouest.

A Etilwindi, dans l’arrondissement de Kumba II (département de la Mémé), 2 gendarmes ont été grièvement blessés par des chevrotines. L’un des cinq assaillants tués a trouvé la mort dans cette opération. Dans le département voisin, le Koupé Manengouba, le commandant de la Brigade de Gendarmerie de Banguem a été blessé alors qu’il allait en intervention.

Issa Tchiroma Bakary dénombre également des agressions très audacieuses à l’encontre des autorités administratives et militaires. A Bélo, le véhicule du Préfet du Département du Donga Mantung a d’ailleurs été incendié. Dans plusieurs autres localités, des véhicules des autorités administratives ont été abimés ou brûlés. Des véhicules d’intervention des Forces de Défense et de Sécurité ont connu le même sort.

Des biens du domaine public (sous-préfectures, préfectures, hôpitaux, tribunaux, édifices des services régionaux et départementaux) ont subi des dégâts importants. Plusieurs campus scolaires ont été incendiés, comme au Collège « Seat of Wisdom », où l’on a enregistré un départ de feu. Mais cette cet incendié a été stoppé à temps par les Forces de Défense et la population.

À Mamfé dans la Mémé, plus de 400 hommes armés ont attaqué la ville en passant par le Pont Satom. Par contre, 200 autres individus venant du Nigeria voisin ont tenté de franchir la frontière de force à hauteur d’Ekok. Ils ont été refoulés  par la gendarmerie camerounaise, grâce à l’appui de  l’armée nigériane en poste du côté nigérian de cette zone frontalière.

Sango Longue

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