Cameroun-AFD : Améliorer la consommation des fonds du C2D

 

L’élaboration d’une nouvelle stratégie de coopération entre le Cameroun et l’Agence française de développement (AFD) après 2015 était au centre d’une concertation le 11 mars dernier à Yaoundé. Y ont pris part, des membres du gouvernement camerounais impliqués dans les programmes et projets financés par cette agence, bras séculier de la France en matière de financement de l’aide au développement, et Yves Bourdot, le directeur de son département Afrique subsaharienne.

La concertation de la capitale camerounaise s’est tenue à mi-parcours de l’exécution de la deuxième génération du Contrat de désendettement et de développement (C2D), et alors que la signature du troisième et dernier contrat est attendue en 2015. Il a donc été question de trouver des mesures correctives aux difficultés que connaît la mise en œuvre des projets concernés, « afin de rendre efficace et efficient le partenariat au développement entre le Cameroun et la France », selon le vœu d’Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre camerounais de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du Territoire.

Le Cameroun a en effet signé avec l’AFD des conventions de financements pour 17 projets et programmes dans le cadre du C2D. Mais l’on enregistre des retards considérables dans la mise en œuvre de ces projets. Ces retards, selon les experts, sont ont pour causes les lenteurs dans les procédures de passation des marchés, le manque de maturité de certains projets, les difficultés liées à la finalisation et à l’actualisation des études techniques spécifiques indispensables au démarrage des travaux, les difficultés institutionnelles à la mise à contribution des contreparties, etc.

Comme l’AFD, le Cameroun est déterminé à voir les choses évoluer dans le bon sens. La semaine dernière, dans la cité balnéaire de Kribi, un atelier a été organisé dans le but d’améliorer le niveau de consommation des fonds issus du C2D. Des engagements y ont été pris en vue de réduire le niveau des ressources oisives et que lors de la mise en œuvre du C2D de troisième génération, l’on ne soit plus confronté aux dysfonctionnements relevé par le passé.

Le C2D, qui fait partie du dispositif de désendettement du Cameroun suite à l’atteinte par ce pays du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2006, vise à faire du désendettement, une opération qui conduit au développement. C’est dans cette perspective que le Cameroun et la France ont, dans le cadre d’une coopération circulaire, mis en place le C2D. Les deux premières générations du C2D ont porté sur des financements d’un montant total de 565 milliards de F CFA. Mais la mise en œuvre de ces projets connaît des insuffisances auxquelles le Cameroun et l’AFD, son partenaire, se sont engagés à apporter remède.

Marc OMBOUI
Cameroon Report

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