Cameroun – Pour le Gouvernement, il n’y aura pas sécession

 

« Qu’il soit donc bien clair dans la tête des tenants de la thèse sécessionniste qu’il n’y aura pas de sécession au Cameroun ». Ainsi s’exprimait Issa Tchiroma Bakary hier vendredi au cours d’un point de presse à Yaoundé. le ministre rejoint ainsi la position du president Paul Biya qui a affirmé que « le Cameroun est un et indivisible et le demeurera ».

Le ministre de la Communication donnait ainsi la position du gouvernement par rapport au projet du Southern Cameroon National Council (SCNC)de proclamer sous le nom d’ »Ambazonia », ce dimanche 1er octobre, l’indépendance du territoire couvert par les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Issa Tchiroma a saisi l’occasion pour déplorer le fait que le mouvement sécessionniste, déjà accusé d’être à l’origine des opérations villes mortes, des attentats à la bombe et d’une foule d’autres violences, persiste dans son option de radicalisation, de violence et d’intimidation des populations.

A son avis, ce mouvement s’est donné pour « programme d’instaurer un climat de rébellion contre les Institutions de la République, de fomenter des troubles sociaux, de commettre des assassinats ciblés, de perpétrer des attentats contre les forces de maintien de l’ordre et de créer des situations de provocation débouchant sur la répression ».

Le propos du ministre de la Communication révèle que le gouvernement est conscient du piège tendu par les sécessionnistes qui consiste à « utiliser des jeunes gens stimulés, fanatisés, passionnés et chauffés à blanc, comme chair à canon, face aux forces de sécurité ».

Par ce cynique stratagème, les sécessionnistes espèrent, de l’avis de M. Tchiroma, « provoquer l’émotion des populations et s’attirer les faveurs de la communauté internationale ».

Le gouvernement n’en est pas pour autant perturbé, dans la mesure où, selon le ministre Tchiroma, « chacun de nous, Camerounais à part entière, défendra jusqu’à son dernier souffle cet héritage inaliénable que nous ont légué les pères fondateurs de la Nation, et qu’ils ont bâti au prix de leur sang ».

Le Cameroun, aux dires de Issa Tchiroma, peut aussi compter sur ses forces de sécurité qui, par leur efficacité et leur professionnalisme, « veilleront en tout temps et en tout lieu à préserver l’intégrité physique de nos compatriotes et celle de tous ceux qui vivent sur notre territoire ».

Il faut rappeler que, dans son traditionnel discours de fin d’année le 31 décembre 2016, le président Paul relevait que l’unité du Cameroun n’est pas négociable lorsqu’il affirme : « L’unité du Cameroun est donc un héritage précieux avec lequel nul n’a le droit de prendre des libertés. Et quelle que soit la pertinence d’une revendication, celle-ci perd toute légitimité, sitôt qu’elle compromet, tant soit peu, la construction de l’unité nationale ».

 

Moane Ehindi

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

17 − 16 =