Cameroun – lutte contre les sécessionnistes :  En attendant la riposte…

 

Au lendemain de la vigoureuse déclaration du président Paul Biya qui faisait suite à l’assassinat des soldats et de policiers par des terroristes se réclamant d’un mouvement sécessionniste, l’Etat du Cameroun prend des dispositions pour une riposte appropriée.

Selon le journal L’Anecdote en kiosque ce lundi, le président Paul Biya aurait eu un échange téléphonique avec son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, aux fins de traquer les terroristes sécessionnistes qui ont érigé leur base arrière au Nigéria.

Les deux hommes d’État, rapporte L’Anecdote, soucieux d’en découdre définitivement avec ces « bandits sans foi ni loi », auraient trouvé un modus operandi. Buhari aurait ainsi marqué son accord pour que les forces de défense camerounaises exercent le droit de poursuite y compris en territoire nigérian.

Ces nouvelles évolutions interviennent aux lendemains de la déclaration du président Paul Biya qui a promis de sales moments aux sécessionnistes. Le conclave sécuritaire d’urgence présidé vendredi dernier à Yaoundé par le ministre délégué à la présidence chargé de de la Défense, Joseph Beti Assomo, a certainement permis d’élaborer la stratégie idoine pour faire face à la menace des sécessionnistes.

En effet, la menace se fait de plus en plus précise. Selon certaines sources, les sécessionnistes, qui ont clairement opté pour des actions terroristes, disposeraient même de camps d’entrainement dans la contrée, cinq localités de la zone au moins et d’autres au Nigeria abriteraient lesdits camps.

Par ailleurs, les informations concordantes font état de collusion entre certaines populations locales et les assaillants. Une situation regrettable qui permet aux assaillants de planifier leurs coups sur la base des informations relativement aux positions des forces de défense mobilisées pour les besoins de la cause.

Par ailleurs, les terroristes ne lésinent pas sur les moyens pour commettre leurs forfaits. On apprend, par exemple, que Titih, l’un des assaillants du poste frontalier d’Otu, ramené mort par les éléments des forces de défense à Mamfe, était détenteur d’une carte de réfugié du HCR.

Les actes ignobles perpétrés par les criminels sont énergiquement condamnés par toutes les forces vives de la Manyu.

Les autorités administratives ont entrepris de rassurer les populations qui craignent d’être prises dans l‘étau des terroristes. Par un communiqué publié récemment, le gouverneur de la région du Sud-ouest, Bernard Okalia Bilai, les rassure de ce que l’Etat prend toutes les dispositions pour leur garantir sécurité en même temps qu’il s’emploie à mettre hors d’état de nuire les terroristes.

J.KOMA

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