Cameroun- Parlement : Fin de la session de novembre

 

La séance de clôture a eu lieu mercredi matin à l’Assemblée nationale et l’après-midi au Sénat, dans une ambiance morose. En effet, Victor Yene Ossomba, le secrétaire général de la Chambre basse du parlement est décédé quelques heures plus tôt à l’hôpital général de Yaoundé.Mais le décès de M. Yene Ossomba n’aura pas été le seul point d’ombre de cette session qui a commencé avec le boycott des députés du SDF, le principal parti d’opposition au Cameroun.

En effet, quelques jours seulement après l’ouverture la session ouverte, cinq étages du bâtiment principal de l’Assemblée nationale sont entièrement consumés par un grave incendie. Malgré tout, les responsables de la Chambre vont tout mettre en œuvre pour que les travaux puissent se poursuivre.

Tout comme son homologue du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le président de l’Assemblée nationale a dressé le bilan d’un mois de travaux, avec comme point d’orgue l’adoption du projet de loi de finances pour l’exercice budgétaire 2018. L’État du Cameroun devrait ainsi disposer d’un budget de 4 513,5 milliards de FCFA, en hausse de 140 milliards de F CFA par rapport à l’exercice en cours d’achèvement.

Mais, comme pour l’ensemble des autres projets de loi examinés au cours de cette session, les travaux n’auront pas été de tout repos, en particulier à l’Assemblée nationale. En effet, après avoir boycotté la séance plénière d’ouverture, les élus du SDF vont lancer une opération baptisée « blocus du parlement, zéro plénière », à travers laquelle, ils ont, sans succès, tenté d’empêcher le déroulement des séances plénières tant que leur exigence d’inscrire la crise anglophone à l’ordre du jour des travaux n’était pas prise en compte.

Le chahut provoqué par certains députés a abouti à un fait inédit : la blessure de Richard Wallang, député RDPC (majorité) par Mme Tomaino Ndam Njoya, député de l’UDC (opposition). Un comportement condamné par Cavaye Yeguie Djibril. Le président de l’Assemblée nationale, tout en relevant que le Cameroun devra en 2018, en plus de la lutte contre Boko Haram, relever d’autres défis sécuritaires, en particulier dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

A cela, il faudrait ajouter l’organisation de diverses compétitions électorales. Ce qui nécessite la mobilisation de tous les citoyens.

Le président de l’Assemblée nationale a exprimé son soutien et celui de la Chambre qu’il préside au président Paul Biya dans la lutte qu’il mène pour assurer l’intégrité territoriale du Cameroun, ainsi que la protection des hommes et de leurs biens.

Le président du Sénat a, pour sa part, condamné l’escalade de violences dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest par des groupuscules qui ont l’ambition de partitionner du Cameroun.

Après son adoption par les deux Chambres, le projet de loi de finances devra être promulguée par le chef de l’État avant son entrée en vigueur dès le 1er janvier prochain.

Moane Ehindi

 

 

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