Cameroun-Union européenne : Une coopération à améliorer

 

En matière d’aide au développement au Cameroun, l’Union européenne (UE) arrive en quatrième position des partenaires au développement après la France, l’Allemagne et la Banque mondiale. Entre 2007 et 2012, l’aide au développement accordée par l’UE à Yaoundé s’est élevée à 200 milliards de F CFA.

Avant d’engager une autre phase de coopération pour la période 2014-2020, l’Union Européenne a sollicité une équipe d’experts pour évaluer la période 2007-2012. À cet effet, une rencontre entre des officiels camerounais et des responsables de l’UE a eu lieu dans la capitale camerounaise le 4 février dernier à Yaoundé. Il s’est agi, selon le chef de la délégation de l’UE au Cameroun, de voir si leurs appuis sont efficaces, identifier les obstacles et envisager les moyens de faire mieux.

Selon l’évaluation des experts, l’évaluation des appuis de l’Union Européenne dans neuf secteurs présente des points positifs, mais aussi des faiblesses. S’agissant tout d’abord des faiblesses, l’on a observé que jusqu’en 2007, l’UE a aidé les entreprises de la filière banane à gagner des parts de marché en Europe. Les experts ont relevé que ces acquis n’ont pas perduré, les exportations ayant stagné entre 2007 et 2012. Mieux, on note une augmentation des coûts de revient et une baisse des rendements depuis 2009. Résultat, la banane camerounaise est en perte de compétitivité en Europe.

Autre point négatif, le quasi échec de la mise en place d’un système national d’entretien routier. Selon les experts, cet objectif n’a pas été atteint.
D’une manière générale, on observe que bien que les programmes de l’UE soient alignés sur les priorités du Cameroun, les engagements pour une gestion harmonisée de l’aide pris dans le cadre de la Déclaration de Paris ont du mal à se matérialiser.
Quant aux points positifs, les experts observent que l’UE a accompagné le gouvernement camerounais dans le secteur de la justice et des finances publiques. S’agissant tout d’abord de la justice, l’on note que, d’une manière générale, les réformes effectuées ont permis d’améliorer les conditions de vie des populations carcérales. Quant aux finances publiques, on cite la mise en place par le gouvernement du budget-programme, l’appui au renforcement des capacités de la Chambre des comptes. Par ailleurs, on se félicite de l’amélioration de la participation des organisations de la société civile au dialogue sur les politiques nationales.

Les leçons tirées de cette évaluation permettront, espère-t-on, de faire des ajustements afin de rendre plus efficaces les appuis octroyés par l’UE au Cameroun.

Marc OMBOUI

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