Cinquantenaire de la réunification du Cameroun : Une célébration historique

 

Jeudi 20 février 2014 a marqué le point culminant de la célébration du cinquantenaire de la réunification du Cameroun. Des manifestations ont été organisées à cet effet à travers les dix régions du pays. À Buea, c’était l’apothéose. Le chef de l’État camerounais, Paul Biya, qui était accompagné de son épouse Chantal Biya, y a présidé une grande parade civile et militaire à la place des fêtes de cette ville historique, capitale de la région du Sud-Ouest.

La cérémonie, extrêmement courue, a eu lieu en présence d’officiels gouvernementaux, des diplomates étrangers, des notabilités traditionnelles, des responsables et des militants des partis politiques, ainsi qu’une foule nombreuse et enthousiaste.

Elle était organisée en trois parties essentielles : les discours, le défilé proprement dit et les cadeaux offerts par les populations au couple présidentiel.

S’agissant des discours, l’on a eu l’occasion de suivre l’allocution de bienvenue du maire de Buea, qui a dit son bonheur de recevoir le chef de l’État, non sans l’avoir remercié pour tous les investissements qui ont été faits et qui ont permis de moderniser sa ville. Pour sa part, s’exprimant en anglais et en français au grand bonheur du public présent, le président Paul Biya a qualifié Buea de socle de la réunification du Cameroun. Pour lui, la célébration du cinquantenaire de la réunification a permis de revisiter l’histoire du Cameroun et de la faire découvrir par les jeunes générations qui ont « pu ainsi faire la connaissance des hommes et des femmes qui ont écrit les pages glorieuses du Cameroun ». Il a tenu à rendre un vibrant hommage à ces dignes fils et filles du Cameroun dont le nationalisme a conduit à l’indépendance et à la réunification de la patrie.

Il a demandé aux jeunes d’être fiers de l’histoire de leur pays, et de perpétuer, avec ferveur, la mémoire des héros nationaux et de célébrer les évènements fondateurs de notre pays. « Il n’y a pas de grand peuple sans mémoire du passé », a-t-il martelé.

Le président Paul Biya a aussi rendu un vibrant hommage aux forces armées qui n’hésitent pas à sacrifier leurs vies pour la sécurité des frontières du pays, aux élèves de l’école de Foulassi, auteurs de l’hymne national, aux participants à la conférence de Foumban. Il a renouvelé sa détermination à maintenir l’unité, la souveraineté et l’indépendance du pays si chèrement acquises.
Le chef de l’État camerounais a également saisi cette occasion pour faire un bilan des cinquante dernières années qui, selon lui, ont servi à « construire peu à peu dans l’unité cette nation camerounaise tant désirée ». S’appuyant sur des statistiques, Paul Biya a fait étalage des évolutions éloquentes effectuées par le Cameroun sur les plans de l’éducation, la santé, les infrastructures, la création des richesses et la lutte contre la pauvreté, l’État de droit, etc.

Pour le président Paul Biya, l’unité nationale a été à la base de l’ « exceptionnelle réussite » qu’a connue le Cameroun, avant d’appeler ses concitoyens, et en particulier les jeunes, « à veiller jalousement sur elle, pour que jamais elle ne s’altère ».

Le défilé qui a suivi le discours présidentiel, a permis de voir passer les forces de l’ordre et de défense, les élèves des établissements primaires et secondaires, des étudiants du supérieur, et les militants de divers partis politiques parmi les plus représentatifs.

Au final, une belle célébration qui va se terminer par une réception offerte en soirée par le couple présidentiel. De l’avis des observateurs, la fête a été belle, et il y a tout lieu de croire qu’elle a permis de renforcer le sentiment des Camerounais d’appartenir à un seul et même pays.

Marc OMBOUI
Cameroon Report

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