La classe politique camerounaise contre la sécession

 

Le personnel politique camerounais, sans aucune distinction, prend unanimement position contre le projet de proclamation de l’indépendance d’une Ambazonie.

C’est la commission Musonge qui a ouvert le bal lundi en orchestrant une tournée dans les institutions. Expérimenté en politique, le président en profite pour exhorter les anglophones à la patience. L’Assemblée nationale prend ensuite le relai mardi . La réunion du bureau de la chambre est élargie aux élus Rdpc des régions anglophones. Ils dénoncent la tentative de partition du pays et appellent au dialogue et à la retenue. La réunion des sénateurs mercredi est plus ouverte. Les sénateurs condamnent les violences puis appellent au dialogue et à la retenue.

Loin des institutions, le personnel politique est dans le jeu . Des opposants prennent clairement position contre les violences. Paul Ayah Abine, Kah Walla, Joshua Osih expriment leur sens politique. » On ne peut défendre des gens en les exposant aux dangers », la formule du CPP est très politique. Jean Jacques Ekindi du MP, Olivier Bile de l’UFP, Maigari Bello Bouba de l’UNDP, Maurice Kamto du MRC  et d’autre acteurs de la compétition politique ont donné des conférences de presse. Malgré une volonté de se distinguer, Ces leaders n’offrent pas leur soutien aux sécessionnistes.

à travers sa direction politique. Le secrétariat général du comité central dudit parti politique mobilise ainsi toutes les délégations permanentes et les chefs politiques locaux. Il est demandé à tous d’être sur le terrain de la mobilisation ce weekend, tout en évitant la provocation. L’élite politique n’a pas attendu ce signal. A Mfou, à Babadjou, à Buea et ailleurs des rassemblements ont eu lieu en cours de semaine. Les actes de violence condamnés, ces assises s’achèvent par un soutien à la gestion que le chef de l’État fait de cette crise anglophone.

A l’analyse, aucun acteur politique formel ne soutient le projet de déclaration d’indépendance. Le NEC du SDF a clairement dit qu’il ne soutient pas les sécessionnistes. La démission orchestrée des députés n’est qu’une tentative de manipulation de l’opinion. D’autres formations politiques  à forte coloration anglophone restent dans la légalité républicaine. Le contexte produit une inédite déclaration commune d’un député RDPC et d’autres acteurs politiques. Celestin Bedzigui,  Alice Sadio, et Victor Onana lancent une croisade pour la paix.

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