Montréal : Soutien aux populations et aux forces de défense camerounaises

 

Le Collectif Cameroun-Canada, déjà organisateur d’une première vigile le 18 janvier dernier, avait de nouveau convié à un rassemblement dans la métropole québécoise.

En écho à des milliers de personnes ayant défilé à Yaoundé, capitale du Cameroun, une centaine d’irréductibles avait bravé le froid mordant de saison pour se joindre à la manifestation. On a d’ailleurs pu y relever la présence du Haut-commissaire du Cameroun au Canada, M. Solomon Azoh-Mbi et celle d’un grand ami du Cameroun et de l’Afrique, M. Jean-Louis Roy, ancien secrétaire général de la Francophonie.

Les orateurs qui se sont succédé au micro ont largement brossé le portrait de la situation dans la région de l’Extrême-Nord du pays, martyrisée par la secte islamique Boko Haram.

Implantée dans le nord-est du Nigeria voisin, cette secte par le biais de ses éléments armés, a effectué des incursions en territoire camerounais ces derniers mois, faisant des centaines de morts parmi les populations.
Requis pour contrer les agressions récurrentes, le Bataillon d’intervention rapide (BIR), unité d’élite des forces de défense du Cameroun, a su répliquer et sécuriser au maximum les zones exposées aux assauts.

La vigile de Montréal voulait donc concrètement inviter le gouvernement canadien et la communauté internationale à une implication plus active pour contrer Boko Haram. Et devant ce qui représente un danger de déstabilisation de toute la sous-région, de nombreuses voix se sont élevées, parmi lesquelles, celles de la diaspora camerounaise.

Samedi 28 février dernier, le Haut-Commissaire, Solomon Azoh-Mbi, s’est joint à la colonie présente et a rappelé les forts liens diplomatiques et de coopération entre le Canada et le Cameroun avant d’espérer compter sur leur renforcement dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

Déjà, a rappelé M. Azoh-Mbi, le Cameroun a récemment abrité un sommet sur le sujet qui a permis la levée d’un fonds de sécurité sous-régional destiné à cette bataille. Il est entendu que cela ne saurait être suffisant face à une pieuvre décidée à en découdre sur tous les fronts.

Approché par les médias, M. Jean-Louis Roy, a enfoncé un peu plus le clou en regrettant amèrement que le Canada n’ait pas pris plus tôt et plus fortement la mesure de la menace terroriste au Cameroun. Si Ottawa a su s’engager dans d’autres conflits sur la planète, sa réponse dans ce pays n’est pas à la mesure de leurs relations. Pour M. Roy, pour un pays qui a été l’un des premiers à établir des relations économiques avec le Canada et qui de plus, est voisin à la table d’organismes comme la Francophonie et le Commonwealth, il va falloir s’impliquer beaucoup plus. Un véritable cri du cœur relayé par d’autres manifestants à la vigile.

Jean Daniel

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