Session budgétaire : Le Parlement en accord avec le chef de l’État

 

La session parlementaire du mois de novembre traditionnellement consacrée à l’examen de la loi de finances et du budget de l’État, s’ouverte le 14 novembre à Yaoundé, dans un contexte marqué par la crise anglophone.

Les cérémonies d’ouverture de la session à l’Assemblée nationale et au Sénat ont été marquées par l’absence des parlementaires du Social Democratic Front (SDF), le principal parti de l’opposition camerounaise, et la condamnation par les présidents des deux chambres de l’assassinat de trois gendarmes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

A l’Assemblée nationale, les députés présents ont, à l’invitation de Cavaye Yeguie Djibril, le président de cette chambre, observé une minute de silence pour honorer la mémoire des gendarmes disparus.

Pour sa part, Marcel Niat Njifenfi, le président du Sénat, a condamné en des termes les plus vifs l’assassinat des gendarmes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, et. Au-delà, s’est offusqué de ce que « Certains veulent nous entraîner dans une radicalité et un niveau de violence et de désordre sans précédent dans l’histoire récente de notre pays ».

Le président de la Chambre haute du parlement s’est longuement étendu dans son allocution sur la réalité de l’unité de la nationale camerounaise avant d’insister sur l’indivisibilité de l’État du Cameroun.

Cavaye Yeguie Djibril et Marcel Niat Njifenji ont réaffirmé leur soutien au président Paul Biya dans la manière dont il gère les remous sociaux dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

La session de novembre au parlement camerounais s’est ouverte en l’absence remarquable des parlementaires du SDF qui, selon le communiqué publié par leur parti, ont voulu protester contre la gestion par le gouvernement de la crise anglophone. Mais selon, des sources médiatiques, l’on apprend que les élus de ce parti seraient en train de céder aux menaces des sécessionnistes.

En dehors de la crise anglophone, la session en cours au parlement intervient quelques mois avant les importantes échéances électorales présidentielle, législatives et municipales, prévues pour l’année prochaine. Ce qui, aux dires des experts, pourrait expliquer l’attitude de certains acteurs politiques.

Par ailleurs, il n’échappe pas aux parlementaires camerounais que leur pays doit encore faire face au groupe terroriste Boko Haram qui, bien qu’affaibli, fait encore de nombreuses victimes dans la région de l’Extrême-nord.

Par ailleurs, le Cameroun doit abriter en 2019 la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de football, un événement sportif majeur qui nécessite des investissements extrêmement onéreux. Tout ceci intervient dans un contexte marqué par la chute des cours des matières premières, en général, et du pétrole en particulier.

En examinant le projet de loi de finances 2017, les parlementaires devront avoir ce contexte présent à l’esprit.

Moane Ehindi

 

 

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