La tribune de Joseph LE sur la crise dans les régions anglophones

 

Le 10 octobre 2016, les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest entraient dans des remous sociaux, avec les grèves initiées par des syndicats d’enseignants et d’avocats anglophones.  Un an jour pour jour après le début des ces événements qui vont connaitre des développements inattendus, Joseph LE, directeur-adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République, publie une tribune qui a le mérite de revisiter l’histoire de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler crise anglophone, et de montrer que l’État et son chef, le président Paul Biya, ont joué à fond leur rôle pour y faire face.

Au moment où, avec la tournure prise par les événements, certains ont, pour des raisons inavouées, tendance à pervertir les faits, la tribune du ministre Joseph LE a un mérite : celui de revisiter  l’histoire de cette crise telle qu’elle s’est réellement écrite par ses principaux acteurs. Il faut en effet dire qu’au commencement étaient les revendications corporatistes clairement énoncées, que l’auteur de la tribune prend la peine d’énumérer, des syndicats d’enseignants et d’avocats anglophones. « Des faits pour lesquels, relève-t-il, la sensibilité du chef de l’État lui-même, a été rapidement éprouvée ».

Bien que n’affichant aucune autre ambition apparente que celle de rappeler ce qui s’est réellement passé au cours des douze derniers mois, force est cependant de constater que la tribune donne certaines informations qui, a posteriori, interpellent le lecteur. Il en est ainsi, par exemple, du fait que les grèves des enseignants et des avocats anglophones ont été lancées quasi simultanément. Et Joseph LE de se demander s’il s’est agi d’une simple coïncidence. La réponse, chacun peut l’imaginer au vu notamment de la tournure des évènements…

Joseph LE relève que, dès le début, le président Paul Biya a accordé une attention particulière à cette affaire. D’où « les instructions fermes rapidement données au Gouvernement de prendre en urgence des mesures idoines pour répondre de manière efficiente aux revendications formulées ».

La tribune énumère ensuite les unes après les autres les réponses à la fois sectorielles et globales apportées aux revendications, et qui auraient dû suffire pour satisfaire aux attentes des syndicalistes. Toutes ces réponses visaient en effet une chose importante : préserver l’héritage historique et biculturel du Cameroun, « dans une volonté sans faille de défendre ce patrimoine commun », ainsi que le souligne Joseph LE.

Devant la volonté de certains de procéder à la partition du Cameroun, Joseph Le note que, en tant que garant de l’ordre public et de la sécurité de tous les citoyens, l’État a pris ses responsabilités afin que l’ordre public, la paix et la sécurité soient maintenus dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en particulier, et sur toute l’étendue du territoire national, en général. Une réaction qui se justifie au vu notamment des actes de violence et de terreur posés par les extrémistes et des menaces qu’ils font peser sur les populations.

Bref, l’histoire de la crise anglophone que relate la tribune du ministre LE est pour le moins édifiante et riche d’enseignements sur l’enchainement des évènements, les réponses apportées par le président Biya et le Gouvernement aux problèmes légitimes posés par certains compatriotes.

Paul Biya a, ainsi que tout un chacun peut s’en rendre compte, joué entièrement sa partition dans un esprit de dialogue et une démarche éprise de paix et de justice. Son dessein, et la tribune de Joseph LE le relève fort opportunément, étant de « transmettre aux jeunes générations un pays uni et prospère, en paix, stable et fier de son destin ».

Moane Ehindi

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