Cameroun – 12 otages européens libérés remis aux autorités

 

Douze touristes italiens et suisses enlevés dans la zone de Nguti, région du Sud-ouest, le 2 avril 2018 ont été libérés, selon les sources officielles, par les forces de défense camerounaises. Ils ont été présentés le 3 avril au ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, en présence de nombreux membres du Gouvernement et des ambassadeurs de Suisse et d’Italie au Cameroun.

La liste des otages ainsi libérés est constituée ainsi qu’il suit : cinq Italiens : Manfredini Enrico, Calderato Andrea, Miliardi Andrea Gi Carlo, Pontremoli Claudio Diego, Brini Gianfranco; et sept Suisses : Ruotolo Tiziana, Gereghetti Soldini Katia Emilia, Quattrini Silvana Carla, Soldini Fulvio, Rondelli Numa Carlo, Eggeman Alfred, Ghiringhelli-Vandone Athos.

Les touristes du groupe « African Adventure » avaient été pris en otages pendant quelques heures par une bande de terroristes armés dans la localité de Moungo-Ndor, arrondissement de Nguti, département du Kupe Muanenguba (région du Sud-Ouest).

Les touristes européens se rendaient au Mont Manengouba pour visiter les lacs « mâles et femelles » encore appelés « Twin Lakes ».

Le gouvernement camerounais n’a pas donné de détails sur les circonstances de l’enlèvement des 12 otages. De même, il est resté muet sur les conditions dans lesquelles les 12 touristes italiens et suisses ont été libérés.

Le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a cependant tenu à féliciter les forces de l’ordre et les autorités traditionnelles de la région du Nord-ouest pour le rôle qu’elles ont joué dans la libération des otages.

Par la même occasion, vantant les atouts touristiques du pays, Issa Tchiroma a demandé aux touristes de continuer à faire confiance à la destination Cameroun, même si le pays doit faire face à des facteurs conjoncturels.

La prise d’otage semble être devenue le nouveau mode d’action privilégiée des partisans de la sécession des régions anglophones du Cameroun qui n’hésitent pas à poser des actes terroristes pour arriver à leurs fins.

On se souvient encore du sous-préfet de Batibo et du délégué régional des affaires sociales du Nord-ouest, enlevés depuis plusieurs semaines et dont on est toujours sans nouvelles.

Récemment encore, le président du conseil d’administration du GCE Board et des étudiants de l’université de Dschang sont tombés dans les mailles des terroristes avant d’être libérés.

Le 15 mars dernier, 4 employés d’une entreprise de BTP, deux Camerounais et deux Tunisiens, ont été enlevés au Sud-ouest. L’un des deux Tunisiens a été tué et les trois autres otages libérés.

A cela s’ajoute l’assassinat de nombreux éléments des forces de l’ordre et de défense par des groupuscules armés qui se réclament des mouvements sécessionnistes.

Marc OMBOUI

 

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