Cameroun-Crise anglophone : Arrestation de Sisiku Ayuk Tabe

 

Le président des sécessionnistes de l’ »Ambazonie », Sisiku Ayuk Tabe, et huit membres de son « gouvernement « ont été arrêtés samedi soir par un commando camerounais infiltré au Nigeria. C’est ce qu’indique un communiqué du soi-disant gouvernement intérimaire ce pays fantoche envoyé à la presse et qui circule dans les réseaux sociaux.

Selon la presse, la chasse à l’homme des forces spéciales camerounaises lancée en décembre contre les indépendantistes du Southern Cameroun a ainsi connu son épilogue samedi soir vers 19 h 30 à Nera Hotels (Ekwueme Road), à Abuja alors que Sisiku Ayuk Tabe s’apprêtait à présider une réunion de crise avec des membres de son gouvernement.

La presse locale affirme que l’opération n’a duré que quelques minutes et a permis de mettre la main sur Sisiku Ayuk Tabe et huit membres de son gouvernement. Il y a quelques mois, la presse camerounaise avait fait état d’un mandat d’arrêt international lancé contre certains leaders du mouvement de M. Ayuk Tabe.

Parallèlement, le nouveau-commissaire du Nigeria au Cameroun, reçu en audience par le président Paul Biya, avait affirmé que le gouvernement de son pays ne saurait en aucun cas servir de base pour la déstabilisation du Cameroun. On se souvient aussi qu’au même moment, Paul Biya avait dépêché René Sadi, son ministre de l’Administration territoriale, à Abuja

Si cette information venait à être confirmée, ce serait un coup dur pour le mouvement sécessionniste qui, après avoir assassiné une dizaine d’éléments des forces de sécurité et de défense camerounaises, a pratiquement engagé une lutte armée contre l’État du Cameroun, après avoir tenté sans succès de proclamer son indépendance le 1er octobre 2017.

On se souvient en effet qu’à son retour d’Abidjan où il venait de prendre part au sommet UA-UE, le président Paul Biya avait juré de mener une lutte sans merci contre ceux qui, à ses yeux, n‘étaient rien d’autre que des terroristes. Il a réitéré cette volonté dans son discours de fin d’année à la Nation, le 31 décembre dernier, en promettant de les punir sans ménagement.

Ls séjour du ministre camerounais chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, dans la Manyu considérée comme le bastion des sécessionnistes, et où sévissaient des groupes armés,   indiquait déjà d’une certaine manière que les sécessionnistes étaient en train de perdre le contrôle de la situation.

Dans son communiqué rendu public quelques après l’arrestation, le « gouvernement intérimaire de la République fédérale d’Amazonie » dit condamner ce qu’il appelle « enlèvement illégal » de Sisiku Julius Ayuk Tabe et de huit autres par des hommes armés de la République du Cameroun.

Aux dernières nouvelles, selon la presse nigériane, Sisiku Ayuk Tabe et sa bande auraient été arrêtés par les SSS, le State Security Service, les services de sécurité nigérians.

Moane Ehindi

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