Cameroun crise anglophone: le ministre de la Défense affirme que tous les villages de la Manyu sont désormais sécurisés

 

Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense a effectué une visite dans certaines localités de ce département le 31 décembre dernier. Le département est devenu depuis quelques semaines l’épicentre des violences orchestrées par les sécessionnistes. En effet, on y enregistre depuis quelque temps des assassinats des membres des services de sécurité et de défense par des individus armés se réclamant de bandes armées qui militent pour la sécession des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Et alors que des rumeurs plus ou moins fantaisistes circulent au sujet de la situation sécuritaire dans le département de la Manuy en particulier et, dans une certaine mesure dans certains autres départements du Sud-ouest, Joseph Beti Assomo est allé certainement s’enquérir de la situation sécuritaire de ce département en crise, mais aussi évaluer le moral des troupes et les mobiliser davantage pour qu’elles poursuivent la mission qui leur a été confiée.

Des comptes rendus médiatiques qui sont faits de cette visite par la presse locale, il ressort que le ministre de la Défense s’est montré satisfait du travail abattu par les forces de défense et de sécurité camerounaises. « Cette descente nous a permis de voir dans quelles conditions les hommes travaillent, de voir comment les villages ont été sécurisé. Même si, par ci par là, on a trouvé que certains villages ont été abandonnés, a déclaré Joseph Beti Assomo. Ayant observé que le département de la Manyu était totalement sécurisé, il a demandé aux populations de regagner leurs villages pour y poursuivre leurs activités agricoles, pastorales et autres., a-t-il affirmé.

Il apparaît en effet que, dans la peur, certains habitants ont quitté leurs villages pour trouver refuge au Nigeria voisin.  Il y a deux mois, le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) annonçait que depuis l’escalade des tensions entre les forces de sécurité et les sécessionnistes l’on a enregistré 7 204 nouveaux arrivants dans les villages frontaliers de l’État nigérian de Cross River.

Moane Ehindi

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