Cameroun – crise anglophone : la rumeur provoque la panique à Buea

Une rumeur distillée par les réseaux sociaux a semé la panique ce 15 janvier à Buea, chef-lieu de la région du Sud-ouest. En effet, craignant une attaque des sécessionnistes, les établissements scolaires ont été pris de panique. Les parents se sont alors précipités pour récupérer leur progéniture qu’ils craignaient être en danger. La calme semble être revenu dans la ville.

Intervenant au journal parlé de la CRTV, la radiotélévision publique camerounaise, lundi soir, le gouverneur de la région du Sud-ouest, Bernard Okalia Bilai, a affirmé qu’il s’est agi d’une fausse rumeur distillée par ceux qui, depuis un an, mettent tout en œuvre pour empêcher le bon déroulement des activités scolaires. M. Okalia Bilai a appelé les parents à envoyer leurs enfants à l’école, le chef de l’État, Paul Biya, s’étant engagé personnellement à assurer la sécurité des élèves et des établissements scolaires.

Depuis le début de la journée, les sécessionnistes ont fait circuler sur les réseaux sociaux des rumeurs les plus folles sur des troubles orchestrés par eux dans la zone de Muyuka, Mbonge, et at autres. Des sources médiatiques soutiennent que plusieurs établissements scolaires de la ville de Muyuka ont été attaqués par des individus non-identifiés. Les élèves ont été contraints de prendre la fuite.

Les éléments des forces de l’ordre sont descendus sur les lieux pour protéger les élèves. Les parents s’y sont également rendus pour récupérer leur progéniture. Les mêmes sources affirment que les insurgés promettaient de s’attaquer à la ville de Buea. Aux dernières nouvelles, passé l’instant de panique, la capitale régionale du Sud-ouest a retrouvé son calme.

Dimanche déjà, certaines sources annoncent qu’un adjudant-chef de l’armée camerounaise aurait été égorgé à Ekondo Titi.

Il faut dire que depuis quelque temps, la situation semblait être redevenue normale, au grand dam des sécessionnistes. L’école avait normalement repris notamment dans les villes et les opérations villes-mortes n’étaient que très partiellement suivies. Les terroristes étaient réduits à mener quelques opérations sporadiques dans le département de la Manyu avec pour cible principale les forces de sécurité.

Pour les observateurs, avec les actes menés depuis hier, les sécessionnistes s’efforcent de montrer à la face du monde qu’ils n’ont pas encore renoncé bien que quelques-uns de leurs leaders aient été arrêtés au Nigeria. Il va de soi qu’avec ces nouveaux développements, les pouvoirs publics vont devoir renforcer les mesures de sécurité et redoubler de vigilance.

Moane Ehindi

 

 

 

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