Cameroun: les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ne sont pas militarisées

 

Suite aux crimes barbares perpétrés par les terroristes sécessionnistes dans les rangs des forces de défense et de sécurité dans les régions du Sud-ouest, le gouvernement camerounais a pris, sur hautes instructions du président Paul Biya, des mesures fermes pour protéger les personnes et leurs biens, tout en évitant des dérives répréhensibles.

Dans son édition de ce mercredi, le quotidien Cameroon Tribune, en plus des choses vues et entendues par ses reporters sur le terrain, donne la parole à deux hauts responsables militaires commandants d’unités opérationnelles basées dans les régions anglophones du Cameroun.

Selon le général Melingui Nouma Donatien, chef de la 21è Brigade d’infanterie motorisée et commandant d’armes du Sud-ouest, des efforts sont faits pour amener les populations à se sentir à l’aise. Les actions urgentes, poursuit-il, consistent à libérer les endroits manifestement pris en otage par  des poignées de gangsters qui terrorisent les populations dans les villages. Cette mission est soutenue par l’organisation des causeries et des échanges permanents avec les hommes, à l’effet de les éloigner des dérapages et de les limiter à la seule protection des personnes et de leurs biens.

Dans le même ordre, le général Agha Robinson, commandant de la 22è BRIM,  a été sans équivoque. « Il n’y a pas de militaires déployés sur les axes ». Comme pour confirmer que ce travail est toujours  dévolu aux éléments de la police ou de la gendarmerie comme en temps ordinaire dans la région du Nord-ouest.

Il est tenu grand compte, ajoute le général Agha Robinson, que « nous sommes  en plein de la période des fêtes de fin d’année. Les contrôles ont donc été réduits pour rendre les postes fixes de contrôles plus efficaces et moins tracassiers ». L’évaluation du travail au niveau des postes fixes, essentiels et utiles, est effectuée sur la base des rapports des équipes de contrôles qui vont et viennent à bord de véhicules banalisés. Question d’éviter les abus.

En clair, le maintien de l’ordre dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest a une dimension ordinaire. Et pour reprendre le préfet du département du Bui, région du Nord-ouest, Simon Emile Mooh, à Cameroon Tribune, «  tant que l’ordre n’est pas troublé, il n’y aura pas de réquisition générale ou spéciale pour mobiliser les troupes de 3è catégorie ».

J. KOMA

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