EMIA : Le triomphe de la promotion « Paix et Émergence »

 

Le président Paul Biya était vendredi au quartier général pour la remise des épaulettes aux lauréats de la 35è cuvée de l’École Militaire Interarmées (EMIA)

Sandrine Etoa Atangana n’a que 24 ans mais elle est la major de cette 35è promotion de l’EMIA. Et la finesse de ces traits confirme que la jeune femme entre à peine dans l’âge adulte. Elle était néanmoins la curiosité ce 21 avril 2017, jour de triomphe de 178 jeunes officiers de l’École militaire Interarmées. Face à la ruée des micros et caméras, elle lance « nous sommes tous des majors. A l’EMIA, c’est une formation de masse qui permet aux plus faibles de se mettre au niveau des plus forts. » Si l’idéal philosophique exprimé est positif, on croit déceler dans ces propos la pudeur juvénile de cette orpheline de père. Sa bravoure était pourtant intact lorsqu’elle a dû avancer au premier rang pour recevoir ses épaulettes de lieutenant des mains du chef des armées, le président Paul Biya.

Avant son entrée à l’EMIA, elle était titulaire d’une licence en finances et comptabilité de l’ESSEC à l’université de Douala. Elle a opté pour une carrière dans la gendarmerie comme les deux vices majors de cette promotion baptisée « Paix et Émergence ». Cette liberté de choix de son corps d’attache est le privilège des trois premiers dans chaque promotion de L’EMIA. Les 175 autres lauréats seront affectés dans les différents corps en fonction des besoins identifiés par le haut commandement militaire. On retrouve plusieurs professions dans cette cuvée qui compte 35 femmes.

Outre le respect d’une tradition, la présence du président Paul Biya traduit sa satisfaction à l’égard de cette armée qui n’a cédé aucun arpent du territoire camerounais aux ennemis sur les différents théâtres d’opération. Il a célébré la salue des populations aux forces de défense. Au-delà de l’hommage aux soldats qui ont sacrifié leurs vies, le chef des armées martèle que le Cameroun reste en guerre. S’adressant aux jeunes officiers, il rappelle que le métier des armes est le seul où le sacrifice suprême est assumé comme une éventualité.

Paul Biya salue également la réussite des six gabonais et du malien qui ont constitué la présence internationale de cette cuvée. Ensemble, les 178 lauréats exécutent le pas de l’oie lors du défilé dirigé ce jour par le commandant de l’EMIA, le Colonel Antoine Kisito Bengono. Ces jeunes officiers reçoivent les ovations d’une assistance composée de leurs parents, des membres des grandes institutions de l’État et ceux du corps diplomatique. Ces personnalités ont côtoyé le chef de l’État lors du vin d’honneur. Après 90 minutes, Paul Biya a quitté la cour d’honneur du quartier général qu’il retrouvait deux mois et demi après l’hommage du 3 février dernier aux officiers morts en service commandé.
Elvis Mbimba

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