Les services de police se mettent en mode anti terrorisme

 

Les chefs de police d’Afrique du Centre et de l’Ouest ont peaufiné leurs stratégies de collaboration dans la lutte contre le terrorisme au cours à Yaoundé.

Cette fois ci, on peut conclure que le terrorisme est devenu une préoccupation majeure des services publics de la police sur le continent.  Au bout de deux jours d’échanges, les participants on tainsi  pris la mesure de l’ampleur du phénomène. Avec 20000 attaques par an pour plus de 50000 morts, le terrorisme fait des ravages dans le monde. En Afrique occidentale et centrale, il a désormais une incarnation précise: Boko Haram, le Mouvement pour l’unicité et le jihad (Mujao), Ansar Dine sont très actifs du lac Tchad au Sahel.

La multiplication des attaques terroristes imposent surtout  une mobilisation rapide. Cette réaction doit être également basée sur une conjonction des efforts. Les participants ont validé aussi un programme de partage d’informations. Il est aussi question notamment d’adapter la formation des agents de police aux mutations des modes opératoires des groupes terroristes. La base de données d’Interpol va déjà servir de base d’échanges de renseignements pour les pays. Le secrétaire général de l’OIPC, l’allemand Jünger Stock, recommande également des opérations tactiques communes.

La question des moyens est aussi une préoccupation majeure. Les États doivent mobiliser davantage de nouveaux moyens financiers pour faire face à cette nouvelle menace. L’OIPC – Interpol est prête à investir deux millions d’euros dans cette mutualisation des forces de police . Pour les pays de la CEEAC et de la CEDEAO, c’est d’abord une opportunité à saisir. Le président de la république du Cameroun était représenté à ces travaux par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, René Emmanuel Sadi.

Pour le chef du bureau Interpol d’Afrique Centrale, une coopération minimale est nécessaire entre les polices des pays voisins. Elle peut déjà s’inspirer de ce qui se passe dans la lutte contre la grande criminalité. « un accord qui permet la remise simplifiée de police à police de malfaiteurs et des biens mal acquis. Ça veut dire que lorsqu’un bandit commet une infraction dans un pays A et fuit vers un pays B, à la demande du pays A, les autorités policières du pays B peuvent l’arrêter et le remettre aux autorités du pays A, sans attendre la longue procédure d’extradition judiciaire » affirme Abdoul Gardi Condé.

Plus d’une vingtaine de pays ont été représentés à cette réunion de haut niveau des chefs de police de l’Afrique centrale et occidentale de Yaoundé. Le secrétaire général de la présidence de la république du Cameroun a reçu en audience le secrétaire général de l’OIPC-Interpol. Jurger Stock était accompagné de son directeur de cabinet, Phillippe Lejeune. Martin Mbarga Nguele, le délégué général à la sureté nationale, a pris part à l’audience. Le bilan des assises a ainsi été présenté à Ferdinand Ngoh Ngoh, qui recevait au nom du chef de l’État.

Sango Longue

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