Résurgence des attentats terroristes à Kolofata

 

Un attentat terroriste a fait six morts mercredi 21 juin à Kolofata, dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun. C’est le troisième attentat qui frappe cette localité en l’espace de quelques semaines.

D’après les témoignages recueillis sur place par la presse, l’attentat, qui est survenu en fin d’après-midi, a été perpétré par deux jeunes garçons portant des charges explosives qui se sont infiltrés dans la localité de Kolofata, à quelques encablures de la résidence de la résidence de M. Amadou Ali, le vice-premier ministre camerounais chargé des Relations avec les assemblées.

La charge déclenchée par l’un des kamikazes a huit morts dont les deux kamikazes et six civils. L’attentat a également fait Trois blessés graves qui ont été transportés à l’hôpital départemental de Mora.

Après une période de relative accalmie, la ville de Kolofata fait ainsi face à une vague d’attentats depuis quelques semaines. En effet, La région de l’extrême nord du Cameroun fait face à une résurgence d’attaques terroristes après une courte période d’accalmie.

En effet, le 2 juin dernier, dans un camp de déplacés de la localité, deux jeunes femmes ont déclenché leurs ceintures d’explosifs faisant 9 morts  et une trentaine de blessés. Selon le gouverneur de la région de l’Extrême-nord, Midjiyawa Bakari, cet attentat est survenu très tôt le matin, à un moment où les comités de vigilance font peu ou pas de patrouille.

Les auteurs de l’attentat ont réussi  à pénétrer dans un camp en se faisant passer pour des personnes déplacées. Elles ont fait sauter leurs charges au moment où les gens étaient rassemblés pour partager le repas du ramadan, selon les précisions du gouverneur.

L’on dénombre ainsi trois attentats-suicide en moins de deux mois à Kolofata. Et, selon certaines sources, on pourrait en compter une dizaine si l’on englobe l’ensemble de la région auxquels il faut ajouter des enlèvements de civils, les corps d’habitants retrouvés morts ou les attaques contre les forces de sécurité.

Ces actes terroristes sont attribués au groupe Boko Haram, une secte terroriste qui sévit dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria.

Jusqu’à la résurgence de ces attaques, le Cameroun, qui a mis en place une stratégie forte pour contrer les terroristes, a connu un certain répit grâce à son armée qui travaille désormais avec la Force mixte multinationale. A cela, il faut ajouter les comités de vigilance formés de volontaires civils qui, grâce à leur connaissance du terrain, travaillent à déjouer les attaques des terroristes.

Avec l’évolution de la situation, autorités administratives et militaires, ainsi que les populations civiles vont devoir redoubler de vigilance pour contrer un phénomène avec lequel, selon toute vraisemblance, il va falloir apprendre à vivre.

Moane Ehindi

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