Cameroun: 4 élèves meurent dans une bousculade dans une école publique à Yaoundé

 

Alors qu’ils assistaient à un spectacle théâtral, des élèves, pris de panique, ont été pris au piège dans une bousculade sans que, pour l’instant, l’on sache avec précision ce qui a pu provoquer cette panique.

L’information est confirmée au journal parlé de 17 H de la CRTV : quatre enfants sont morts dans une bousculade dans la matinée de ce mercredi 21 mars 2018 à l’école publique d’Ekoudou à Yaoundé.

Le grave incident aurait par ailleurs fait une dizaine de blessés qui sont en observation à l’hôpital central de Yaoundé, à l’hôpital de l’École de police et à la Fondation Chantal Biya.

Selon diverses sources, tout serait partie d’une représentation théâtrale organisée par la directrice de l’école. Le spectacle auquel prenaient part quelques humoristes se déroulaient dans une salle de classe au premier niveau de l’un des bâtiments qui abritent l’école.

Puis, subitement, sans que l’on sache ce qui l’a provoqué, un vent de panique se serait emparé des élèves. Une dizaine d’entre eux se seraient alors évanouis.  Certains témoignages évoquent un phénomène de transe. Il s’en est suivi une bousculade dans les couloirs, les élèves tentant de s’enfuir.

Un témoin, cité par la presse, raconte que « certains ont dû sauter et d’autres se marchaient dessus sur les escaliers ». Certaines estimations non encore confirmées officiellement font état de plusieurs dizaines d’enfants blessés et des décès.

Les blessés ont été transportés dans des structures hospitalières pour être pris en charge. On apprend que les parents se sont rendus massivement dans ces structures pour prendre des nouvelles de leur progéniture.

Informé, le secrétaire d’État à l’Éducation de base, Benoit Ndong Soumhet, s’est rendu sur les lieux pour demander aux parents de garder leur calme et superviser les opérations de prise en charge des blessés aux cotés des responsables des divers hôpitaux.

Le sous-préfet de Yaoundé a, quant à lui, prescrit une enquête pour faire la lumière sur ce grave incident.

Marc OMBOUI

 

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