Près de 300 migrants camerounais déjà rapatriés

 

Face à l’indignation suscitée les scènes de vente  d’esclaves, le rapatriement en cours des centaines de migrants camerounais volontaires est un soulagement pour les familles.

L’indignation atteint son paroxysme ces jours ci dans les colonnes de la presse camerounaise. Les images des plus de 200 personnes arrivées mardi soir à Yaoundé retiennent l’attention. Les tabloïds locaux, les nombreuses stations de radio, les chaines de télévision consacrent leurs unes au sujet. L’émotion est entretenue par la teneur des témoignages. L’enfer libyen est décrit avec détails par ces migrants camerounais soulagés et affectés. Tous les reportages insistent sur ces neuf femmes enceintes qui reviennent de Libye ainsi que ces enfants de moins de trois ans.

A l’hôtel Jouvence où ils sont logés, ces migrants camerounais bénéficient déjà d’une prise en charge médicale et psychologique. C’est la première étape de cette initiative pour la protection et la réintégration des migrants. Sur les 1700 migrants camerounais identifiés sur les terres libyennes, 850 ont manifesté la volonté de retrouver leur pays. Ils vont donc bénéficier de cette initiative de l’Organisation Internationale des Migrations financée par l’Union Européenne et le Fonds fiduciaire.

Comme dans les 14 pays concernés d’Afrique subsaharienne, les migrants camerounais sont ainsi rapatriés pour être réinsérés. Ils doivent présenter des projets d’activités. Ils pourront alors bénéficier de subventions d’une valeur maximale de un million de francs Cfa. Le ministère des relations extérieures camerounais accompagne cette initiative. Au-delà de l’encadrement institutionnel de la division des camerounais de l’étranger, le gouvernement est disposé à contribuer à hauteur de 100 euros à ce nouveau départ des migrants camerounais rapatriés volontaires.

Le retour des migrants camerounais est organisé à partir de la Niamey. C’est dans la capitale nigérienne que sont regroupés les volontaires sortis des camps de détention localisés dans la région côtière libyenne de Zouara. Le premier contingent comptait 80 personnes. Le deuxième a permis de ramener plus de 200 personnes. D’autres contingents sont attendus. Mais ces migrants camerounais rescapés indiquent que d’autres camps de détention ne sont pas officiellement connus. Ces camps illégaux sont les théâtres de cette nouvelle traite négrière.

Sango Longue

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

trois × 3 =