La Fecafoot répond à la déclaration du président de la CAF

 

Préoccupée par la sortie du président de la Confédération Africaine de Football, la Fecafoot affirme que le Cameroun sera prêt pour l’organisation de la CAN 2019 de football.

La plus importante partie de ce communiqué de la Fecafoot se trouve dans la conclusion. La Fédération camerounaise de football réitère ainsi que le Cameroun sera prêt pour l’organisation de la CAN 2019. La fédération exprime sa disponibilité à travailler avec la CAF pour l’organisation sereine de cette fête du football africain. Le communiqué s’achève sur un ton très optimiste en indiquant que cette fête se déroulera en 2019 au Cameroun, Afrique en miniature.

Autant la fin du communiqué est conviviale, autant le reste du document l’est moins. La Fecafoot exprime surtout sa vive préoccupation après les propos tenus par le président de la CAF. Samedi dernier, le président Ahmad Ahmad a donné une conférence de presse à Ouagadougou. Il affirme par exemple, qu’aucun site au Cameroun n’était en mesure d’accueillir la CAN en l’état actuel. La Fecafoot regrette que de tels propos soient tenus avant la première d’inspection de la CAF annoncée du 20 au 28 aout.

Les arguments de la Fecafoot ne manquent pas de pertinence. Tombi a Roko évoque ainsi l’exemplarité de l’organisation récente de la CAN féminine en 2016. Il rappelle, par ailleurs, que la CAN 2019 a été attribuée au Cameroun sur la base d’un cahier de charges initial. L’État mobilise des milliards de FCFA auprès de partenaires crédibles (Italie, Turquie, Canada, France, Royaume Uni, les Etats Unis d’Amérique). La fédération camerounaise de football observe également la ferveur des populations pour la réalisation de cette compétition.

La Fecafoot craint aussi l’existence d’une conspiration contre le Cameroun. Elle croit en repérer trois signes majeurs. Le format de la CAN modifié en juillet est rendu applicable pour une CAN déjà en cours. La date de la mission d’inspection a aussi été modifiée sans concertation avec le Cameroun. Les interventions médiatiques de l’exécutif de la CAF peuvent également être considérées comme des éléments d’une campagne de désinformation pour justifier un plan de vengeance bien préparé d’avance.

Sango Longue

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