Cameroun- Mobile Money : Pour le ministre des Finances, les transactions sont sous contrôle

 

Le rapide développement  de nouveaux moyens de transfert d’argent   au Cameroun est devenu un grand sujet de préoccupation aujourd’hui. Lors de la séance des questions orales au Sénat le 07 décembre 2017, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a apporté des éclairages sur le fonctionnement de ce secteur fortement adossé sur les merveilles des technologies innovantes.Face aux sénateurs, le ministre des finances a précisé que le Mobile Money est une activité bien organisée dans le secteur bancaire. Ce faisant, les opérateurs de téléphonie  mobile ne se sont jamais substitués aux établissements de crédit. Selon lui, les opérateurs de téléphone mobile ne sont que des distributeurs de la monnaie électronique créée par  des établissements  de crédit agréés par la Banque des Etats de L’Afrique Centrale(BEAC).

Le ministre Alamine Ousmane Mey a saisi également l’occasion pour souligner qu’au Cameroun,  seules trois banques ont cet agrément, à savoir : la Banque Camerounaise pour l’Epargne et le Crédit (BICEC) et  Afriland First Bank qui ont pour partenaires techniques les opérateurs Orange et MTN. La troisième banque, la Société Générale, elle, n’a pas encore de partenaire technique.

Alamine Ousmane Mey, répondant aux soucis des sénateurs qui considèrent  Mobile Money comme une sérieuse concurrence  aux établissements de micro finance, a relevé que le taux de pénétration de Mobile Money est passé de 9,8% en 2014 à 75% en 2016, selon l’Agence de Régulation des Télécommunications(ART).

Cet outil a, en conséquence, favorisé le gain en temps, la fluidité des opérations et la limitation du port des espèces. De ce fait, réaffirme le ministre en substance, la concurrence ne saurait être évoquée dès lors que le transfert d’argent est une opération accessoire pour les établissements de micro finance.

J.KOMA

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