BAD. 1 600 milliards d’investissement au Cameroun d’ici 2020

Ces financements seront injectés dans l’accès à l’eau, les infrastructures et la création des chaînes de valeur dans le secteur agricole.

Le Cameroun entretient des rapports privilégiés avec la Banque africaine de développement (BAD). Le pays du président Paul Biya constitue le portefeuille le plus important de la BAD en Afrique centrale. Un privilège confirmé par Ousmane Doré, directeur général du Bureau de développement et de prestation de services de la BAD. Reçu en audience ce vendredi 11 mai 2018 par le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, ce haut responsable de la BAD a rappelé que son institution finance de nombreux projets en cours d’exécution. En effet, le Cameroun se range parmi les 10 pays où l’institution bancaire investit le plus, avec 32 opérations en cours, équivalant à plus de 800 milliards de FCFA d’engagements.

En 2016, 54% des engagements de la BAD correspondaient à l’appui au secteur public national, 29% à des projets publics à vocation régionale et 17% au soutien au secteur privé. Pour les prochaines années, ce partenariat entre la Banque et le Cameroun va encore se renforcer avec la stratégie de la BAD au Cameroun, pour la période 2015–2020, au cours de laquelle elle prévoit d’investir plus de 2,8 milliards de dollars (1 568 milliards de FCFA). Cela inclut 99 millions de dollars sur le guichet FAD, guichet concessionnel. Avec cette nouvelle stratégie, cette Banque appuiera le Cameroun grâce aux deux piliers suivants : les infrastructures et la gouvernance sectorielle. Ainsi, de grands projets d’infrastructures sont prévus tels que le programme routier (phase 3), le projet d’interconnexion électrique Cameroun-Tchad, le projet hydroélectrique de Nachtigal, le projet de développement urbain (phase 1), le projet du chantier naval (phase 2) et le deuxième volet du Projet de développement des chaînes de valeurs agricoles (PD-CVA).

Le secteur agricole ne sera pas en reste à travers des projets de valorisation des chaînes de valeurs agro-sylvo-pastorales et halieutiques, afin de continuer à accompagner le Cameroun sur la voie de l’industrialisation et de la diversification de ses sources de croissance. Dans une récente publication (octobre 2017), la Banque africaine de développement (BAD) a évalué dans une revue synthétique les progrès de développement du pays au cours des 10 dernières années. Le rapport s’intéresse en particulier aux cinq priorités de la Banque, que sont : « Éclairer l’Afrique, Nourrir L’Afrique, Industrialiser l’Afrique, Intégrer l’Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ». Ce rapport passe en revue ces cinq priorités dans le contexte du Cameroun, en se basant sur une série d’indicateurs extraits du cadre de mesure des résultats de la BAD. C’est ainsi qu’elle révèle que 6 millions d’agriculteurs ont vu leur revenu augmenter entre 2005 et 2015.

Charles Abega

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