84 millions d’euros pour porter l’élevage et la pêche

Le secteur de l’élevage et de la pisciculture bénéfice d’un financement de 84 millions d’euros soit plus de 55 milliards de FCFA. Un prêt récemment octroyé par la Banque africaine de développement. Le Nord-Ouest, le Centre et le Littoral sont les zones cibles identifiées pour la production et la consommation.

Anaïs FOUMANE

Le prêt  a été approuvé  ce 11 septembre par le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement. 84 millions d’euros qui serviront principalement à soutenir la production de bétail et de poisson au Cameroun. Ce financement s’adosse sur les   stratégies de la BAD qui visent à créer des emplois et à augmenter les revenus des ménages. Les priorités dans ces filières concernent la modernisation de la production de viande de bœuf, de porc et de poisson, avec des améliorations significatives en matière d’alimentation et de nutrition dans le pays. La Banque et le Gouvernement camerounais mettent en œuvre des politiques stratégiques visant à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à réduire la pauvreté et à améliorer les infrastructures de production dans les zones rurales. La stratégie haut de gamme de signature de la Banque comprend des politiques visant à nourrir l’Afrique, à industrialiser le continent et à améliorer la qualité de vie de ses habitants.

Le projet approuvé par le Conseil visera spécifiquement à élever les normes et la compétitivité dans des filières clés de l’élevage telles que l’amélioration génétique, l’alimentation, l’abattage, la transformation, la conservation et le transport. Pour la production de poisson, l’accent sera mis sur l’élevage, la conservation, le stockage et la transformation. La filière  piscicole doit faire face à de nombreux obstacles  dont le manque quasi total de personnel de niveau moyen et supérieur spécialisé en pisciculture, l’insuffisance de vulgarisateurs ruraux. Par ailleurs, l’absence de centres de démonstration appliquant les techniques modernes et l’absence de Centres de fabrication d’aliments composés ont souvent été présentées comme d’autres goulots d’étranglement

Bien que le projet ait une portée nationale, le gouvernement camerounais a identifié trois zones cibles principales: le nord-ouest pour la production et le centre et le littoral pour la consommation. L’impact des actions transversales impliquées se fera toutefois également sentir dans les autres régions du pays. Les principaux bénéficiaires du projet seront les éleveurs et leurs coopératives qui constituent 45% de la main-d’œuvre du secteur pastoral; les pisciculteurs, les producteurs et vendeurs d’intrants, les commerçants, les transformateurs entre autres.  Le projet a également un volet formation, 350 diplômés  de l’enseignement supérieur seront formés et bénéficieront d’un appui financier pour conduire des projets rentables.

Le coût total du projet est estimé à 99,27 millions d’euros (65,113 milliards de francs CFA). La banque accordera un prêt de 84 millions d’euros (55 100 milliards de francs CFA) tandis que le gouvernement contribuera 15,27 millions (10 milliards de francs CFA) de contrepartie

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