Financement agricole. Le Pidma enrôle de nouveaux partenaires

Cepac, Figec et MSLC, font désormais partie du pool des établissements financiers qui accompagnent le Pidma dans le financement de projets des coopératives agricoles au Cameroun.

Olivier BOKALE

Trois nouveaux partenaires financiers viennent d’intégrer le portefeuille du Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (Pidma). Il s’agit pour l’essentiel des établissements de microfinance (EMF) au rang desquels : la Financière d’épargne et de crédit (Figec SA), la Caisse d’épargne et de crédit de la solidarité (Cepac) et la Mutengene Savings& Loans Cooperative (MSLC). En effet, une convention de partenariat lie ces trois structures financières au Pidma depuis le 13 juillet 2018. Ces EMF ont été sélectionnés sur base des critères de la bonne réputation, du développement de spécialités et de leurs compétences avérées dans le financement d’activités agricoles.

Booter le nombre des sous-projets

Du point de vue du top management du Pidma, l’arrivée de ces nouveaux partenaires constitue une étape déterminante du processus de cofinancement des sous-projets dits « compétitifs » portés par les coopératives des filières maïs, manioc et sorgho, dans les régions couvertes par ces établissements de micro crédit. Par cet acte, chaque partenaire s’engage individuellement avec le Pidma, à contribuer à l’amélioration de ses relations contractuelles avec les coopératives bénéficiaires des appuis du projet, ainsi qu’avec les agrobusiness. Le Pidma espère ainsi augmenter rapidement le nombre de sous-projets de son portefeuille. Et les établissements de microfinance signataires s’engagent à financer, dans les meilleurs délais, quatre coopératives qui fonctionnent sous la forme d’entreprises agricoles. « En clair, il s’agit de permettre aux coopératives d’améliorer les capacités de financement de leurs sous projets compétitifs, et d’autre part, aux établissements de micro finance de mieux rentabiliser leurs crédits en les orientant vers des projets bancables de qualité dans le secteur agricole », explique Thomas Ngué Bissa, coordonnateur du Pidma.

Nouveau schéma de financement

Le coordonnateur du projet annonce que depuis le mois de mai dernier, le financement se fait comme suit : la coopérative apporte 10% du financement, le Pidma contribue à hauteur de 70%, et l’établissement financier apporte le solde. L’objectif de ce procédé de financement est de professionnaliser à court terme les coopératives partenaires du Pidma. Initialement prévu pour s’achever en septembre 2019, « le gouvernement du Cameroun et la Banque mondiale pensent que le projet n’a pas encore atteint le niveau de satisfaction escompté. Sa clôture n’est donc pas envisageable pour le moment », soutient Thomas Ngué Bissa.

3 milliards de financement

Au stade actuel du projet, le Pidma compte 132 coopératives dans son portefeuille. Dans cet effectif, près de 60 coopératives ont effectivement des subventions du Pidma mobilisés dans les sous comptes. Pour ce qui est du montant des financements accordés, celui-ci se chiffre à 3 milliards de FCFA. Selon la dernière mission de supervision gouvernement-Banque mondiale, indique le projet est « modérément » satisfaisant. « Nous pensons qu’au mois de septembre-octobre 2018, avec l’implication des EMF, le résultat du Pidma va devenir satisfaisant », projette Thomas Ngue Bissa.

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