Formation agropastorale des jeunes : un appui français de 38 milliards FCFA.

Un déblocage de fonds qui résulte de la signature de l’accord cadre relatif à la 3ème phase du programme PCP-AFOP a été récemment paraphé à Yaoundé. 

 Aziz Abdelaziz

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales et la République de France. Trois acteurs qui caressent le vœu de la voir la jeunesse camerounaise s’impliquer activement dans les différentes opportunités professionnelles qu’offre le secteur agropastoral.  À travers le Programme d’Appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (AFOP), financé par le Contrat de désendettement et de développement (C2D),  ces trois acteurs publics s’attèlent à initier les sans-emplois dans le secteur, afin de leur ouvrir les portes du monde de l’emploi.

Pour la 3ème phase du programme, il lui a été adjoint le préfixe PCP : entendu Phase de consolidation et de pérennisation d’où l’appellation PCP-Afop. Une étape qui a été lancée vendredi dernier, par la signature par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, (Minader), Henri Eyebe Ayissi, et l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault. Selon le Minader, il s’agira de « contribuer à la création d’emplois, promouvoir une croissance inclusive et durable des territoires ruraux au Cameroun et promouvoir le dispositif rénové ». Côté français, il sera question avant tout de renforcer la professionnalisation des structures de formation et d’accompagnement, le développement des mécanismes alternatifs à la formation et de l’insertion au fonds C2D. Un acte solennel qui a connu la participation des autres acteurs parties prenantes de ce programme. Il s’agit notamment des ministères de la Jeunesse et de l’Education civique, de l’Emploi et de la formation professionnelle, des Enseignements secondaires et l’Agence française de Développement.

Les deux premières phases se sont déroulées de 2008 à 2016 et ont été financées à hauteur de 30 milliards F. Elles avaient pour but de contribuer à la rénovation de la formation, à l’accompagnement et à l’insertion professionnelle des jeunes formés. Durant cette période, 96 centres de formation et 26 écoles ont été créés, dans lesquels 2700 jeunes ont  été formés tous les deux ans et 1200 sont installés chaque année. Au niveau des écoles, 3000 jeunes ont été formés et s’auto-emploient ou sont recrutés notamment par l’Etat du Cameroun et les agro-industries.

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