Programme ACEFA pour un meilleur entreprenariat agricole. Une manne à redistribuer

C’est un montant de plus de 150 millions de FCFA que devront se repartir plusieurs porteurs d’initiatives du secteur de l’agropastoral.

Charles ABEGA

C’est un total de trente-une organisations de producteurs venant des départements de la Haute-Sanaga, de la Mefou-et-Afamba, du Mfoundi et de la Lékié, qui ont reçu vendredi 2 novembre dernier, un montant d’une valeur de plus de 151 millions de FCFA. C’était au cours d’une cérémonie organisée dans l’enceinte de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts. Les subventions ainsi réparties oscillaient entre 500.000 FCFA et 30 millions de FCFA par récipiendaires, selon l’importance du projet présenté et validé. L’objectif principal de ce financement du programme d’Amélioration de la Compétitivité des Exploitations Familiales Agropastorales, alimenté par le CD2, est de promouvoir l’entrepreneuriat agricole et d’augmenter la production et la transformation des produits de ces filières, en vue d’une autonomisation effective des opérateurs de ce secteur. Des priorités pour le gouvernement en place qui ambitionne faire définitivement de l’agriculture, un secteur majeur du système économique national. De même, la transformation en local des produits de cette agriculture est un domaine qui connait depuis des années, une véritable débauche d’énergie de l’Etat, avec des résultats qui commencent réellement à encourager les multiples investisseurs.

Le geste du programme Acefa de vendredi dernier rentre donc en droite ligne de cette politique gouvernementale. D’ailleurs, les propos de M Bouba Moumini, Coordonnateur national de l’Acefa après la cérémonie sont bien évocateurs : « J’ai demandé aux bénéficiaires de réaliser leurs projets parce que ce sont des projets qui doivent aider à augmenter leur production, à diminuer la pénibilité du travail, à augmenter leurs revenus et satisfaire la demande du marché local et sous régional. Ils doivent s’y mettre rapidement pour pouvoir atteindre les objectifs initialement fixés. Je leur ai dit que nous sommes derrière eux en cas de difficultés. » Intervenant individuellement ou comme pour la plupart regroupés en GICs (Groupes d’Initiatives Communautaires), les bénéficiaires n’ont pas feint leur sentiment de bonheur partagé, souhaitant que ce type d’accompagnement se fasse plus récurrent, afin que l’entrepreneuriat agricole soit définitivement une réalité dans notre pays et même dans la sous-région. Il faut préciser qu’en dehors de l’enveloppe financière, les agriculteurs bénéficieront également d’un apport en matériel adéquat et en expertise. Tous les secteurs de l’activité agropastorale sont concernés par ce geste, de la culture du manioc à celle des arbres fruitiers en passant par la pisciculture et la transformation des fruits en boissons.

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