Secteur agricole. Nette amélioration de la production alimentaire locale

Cet accroissement de l’offre alimentaire nationale est perceptible dans les filières racines et tubercules, céréale et halieutique.

Olivier BOKALE

Le Cameroun n’a pas encore atteint le stade de l’autosuffisance alimentaire. Mais le pays avance inéluctablement vers cet objectif fixé par le chef de l’Etat, Paul Biya, dans sa vision d’Emergence du Cameroun à l’horizon 2035. En tout cas, la stratégie impulsée en la matière par les autorités, semble porter des fruits. C’est du moins ce qui ressort d’un récent rapport de l’Institut national de la statistique (INS). Intitulée « Evolution des importations des produits alimentaires de grande consommation et impact sur l’économie nationale », cette étude réalisée entre 2013 – 2017 consacre un chapitre à la production locale des céréales, des racines et tubercules. Selon les données compilées par l’INS en 2016, la production de l’agriculture vivrière a enregistré une hausse de 5,8% par rapport à 2015.

311 674 tonnes de riz made in Cameroon

Ainsi, pour ce qui est de la production du riz paddy, celle-ci a augmenté de 12% pour atteindre 311 674 tonnes. « Cette amélioration résulte de la poursuite de la vulgarisation de la culture de riz pluvial et de la distribution d’engrais chimiques. Une bonne partie de la production du riz local est exporté », explique le rapport de l’INS. L’accroissement de la production des racines et tubercules est imputable à l’utilisation plus accrue des semences améliorées et à un meilleur encadrement des producteurs.

Production halieutique

L’offre nationale en produits halieutiques a également connue une évolution intéressante. Pour l’exercice budgétaire 2016, la pêche camerounaise a produit 218 191 tonnes, soit une hausse de 3% par rapport à 2015. Pour le développement de ce secteur, les pouvoirs publics ont pris de nombreuses mesures. Notamment en construisant des halles de vente, des fumoirs et des quais S’agissant de la promotion de l’aquaculture l’Etat s’est aussi montré dynamique. Au registre des actions menées à cet effet on peut citer l’amélioration de la production des écloseries et des fermes aquacoles par la maîtrise de l’élevage larvaire.

Sur la période 2013 – 2017, les importations des produits alimentaires ont représenté 20,5% du volume de produits importés et constituent le deuxième poste d’importation. Elles se sont fortement accrues ces dernières années et affectent négativement le compte courant des transactions courantes qui enregistre un déficit représentant 4,6 % du PIB en 2017 contre 4,4% du PIB en 2016 et 4,1% du PIB en 2015.

Perspectives

L’on devrait toutefois s’attendre à la relance de la production agricole locale à travers la modernisation de l’agriculture pour assister à une inversion des tendances d’importation de ces produits alimentaires ou, à défaut, à la stabilisation de leurs importations. En effet, l’augmentation et la diversification de l’offre locale devra déboucher sur l’augmentation et la diversification des exportations, avec les effets positifs sur le solde courant de la balance des paiements.

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