Cameroun-Marchés publics 2018 : L’heure est déjà aux conférences de programmation

Adopté par l’Assemblée nationale, le projet de budget du Cameroun pour 2018 est en fin d’examen au Sénat. Déjà, le ministère des marchés publics lance les conférences de programmation pour améliorer le taux d’exécution du budget d’investissement public.

Par le passé, l’évaluation de l’exécution du budget d’investissement public au Cameroun a permis de constater que les retards enregistrés dans le montage des dossiers d’appel d’offres et la passation des marchés ne facilitent pas la mise en œuvre de projets que l’Etat a retenus pour améliorer les conditions de vie des populations. Il fallait donc changer de fusil d’épaule.

Dans les dix régions du Cameroun, et ce depuis le 11 décembre 2017, la mobilisation est totale autour de la revue  des marchés  publics. Organisée   par les délégués régionaux des marchés publics, ces fora baptisés conférences de programmation des marchés publics  regroupent  les collectivités territoriales décentralisées,  les ordonnateurs principaux et secondaires de l’Etat, ainsi que les dirigeants des établissements publics  administratifs, les entreprises des secteurs public et parapublic et les organismes subventionnés par l’Etat.

La méthodologie des travaux indique que la réflexion, au niveau régional, est articulée sur des ateliers qui donnent la possibilité différents acteurs de la chaine des marchés publics  de scruter la marche des marchés publics dans chacun des départements de la région.

Il est question, selon le ministre le ministre  délégué à la présidence chargé des marchés publics, Abba Sadou, d’optimiser la performance de la commande publique en transmettant, dans les meilleurs délais,  les dossiers d’appel d’offres aux autorités contractantes ou aux commissions de passation des marchés publics, dès fin décembre 2017.

Si les choses avancent comme prévu, ajoute le ministre, tous les marchés seront passés au 30 avril 2018 au plus tard. Ainsi, souligne le ministre Abba Sadou, les appels d’offres devraient suivre dès le premier janvier 2018 avec la passation de tous les marchés correspondants. Le coté  bénéfique de ces diligences étant de disposer d’une période de huit mois au moins pour donner corps aux marchés signés.

J. KOMA

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