Campagne électorale. L’équité garantie dans les médias de service public

Selon un communiqué du ministre de la Communication, tous les candidats à l’élection présidentielle du 7 octobre auront le même temps d’antenne à la CRTV tout au long de la campagne électorale.

Pierre NGOM

Le ministre de la Communication a rencontré ce 5 septembre 2018, les représentants des candidats à l’élection présidentielle du 7 octobre. À l’ordre du jour : la production de leurs émissions de campagne et la répartition du temps d’antenne alloué aux différentes candidats dans les médias audiovisuels de service public tout au long de la campagne électorale.« Je leur ai donné l’assurance que mon département ministériel veillera au respect scrupuleux du principe d’équité par la CRTV, et ce, conformément à la réglementation en vigueur en la matière», dans un message posté sur sa page Facebook quelques heures après.

Joignant la parole à l’acte, le ministre de la Communication a rendu un communiqué répartissant équitablement le temps d’antenne. Chacun des 9 candidats aura quotidiennement un temps d’antenne de 20 minutes au niveau de l’audiovisuel public. A la radio, le quotidien spécial de campagne électorale consacrera 13 minutes 20 secondes de temps de parole à chaque candidat, alors qu’à la télévision nationale l’émission spéciale y consacrée accordera 6 minutes 40 secondes de propagande à chaque protagoniste. La campagne électorale débutera le 24 septembre avant de s’achever à la veille du scrutin.

Tout ceci est fait en application des dispositions du décret n°92/030 du 13 février 1992 fixant les modalités d’accès des partis politiques aux médias audiovisuels du service public de la communication. Selon ce texte, la communication des candidats doit être conforme aux lois et règlements respectant le jeu démocratique, l’intégration nationale, la dignité humaine, les bonnes mœurs et l’ordre public. De ce fait, le ministre de la Communication a mis en garde les candidats contre «tout écart de comportement» à l’antenne. Une telle attitude les exposerait d’ailleurs à une suspension provisoire en attendant l’arbitrage du Conseil national de la communication (CNC).

Cet engagement démontre, s’il en était encore besoin, la volonté du gouvernement d’organiser une élection transparente et crédible le 7 octobre. Elle intervient après d’autres initiatives visant le même objectif. Dans une volonté de rassurer tous les acteurs du processus électoral, Elecam a par exemple accédé à une revendication des partis de l’opposition en rapport avec la localisation des bureaux de votes dans les casernes et les chefferies traditionnelles. Lors de sa réunion de plein droit, tenue fin août, la structure en charge de l’organisation des élections a décidé, alors qu’elle n’y été pas oubliée, de déplacer les bureaux de vote hors des enceintes des casernes militaires et des clôtures des chefferies traditionnelles.

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