Les abus de Canal Plus Horizon. Un désir de pousser au soulèvement

L’entreprise de droit français, spécialisée dans la distribution d’images par satellites, suscite de plus en plus de mécontentement parmi ses clients au Cameroun.

Charles ABEGA

Alors que de nouveaux opérateurs s’installent par grappes et offrent une qualité de service impressionnante, l’entreprise française Canal Plus Horizon se permet une politique commerciale des moins séduisante. Il y a eu déjà depuis huit mois environ une campagne qui invitait les abonnés à passer aux « nouveaux » décodeurs sous le mobile que ces soi-disant nouveaux équipements permettraient une résolution révolutionnaire de l’image sur les écrans. Des experts du domaine et d’autres observateurs ont tôt fait de détruire cette campagne, à force d’arguments convaincants. Surtout que l’opérateur exigeait pour le nouvel appareillage la somme de 25.000 Fcfa par abonné or, en France et dans d’autres pays où ils sont implantés, cette opération serait totalement gratuite. Informés du fait, les clients n’ont pas du tout apprécié et l’enthousiasme des uns et des autres vis-à-vis de cette proposition est très vite retombée. Par ailleurs, le prix des différents bouquets continue d’être un réel sujet de querelle entre Canal Horizon Cameroun et ses multiples abonnés qui commencent à apprécier les offres de la concurrence.

Rappelons déjà qu’à l’orée de la CAN 2008, cet opérateur avait mené une campagne de destruction contre les installations d’opérateurs locaux encore appelés câblodistributeurs, moins exigeants financièrement, qui facilitaient l’accès aux contenus internationaux, par la redistribution des signaux par le biais du câble, dans les ménages. Cette opération de force n’avait déjà pas trouvé l’adhésion du public qui se plaignait de coût considérablement élevé des services proposés par le groupe français. Aujourd’hui encore, cet aspect n’a toujours pas été allégé, puisque de nombreuses plaintes continuent de s’élever autour des bouquets, depuis les ménages. Pour avoir l’offre la plus pratique pour le Camerounais moyen, il faut débourser un minimum mensuel de 20.000Fcfa, au lieu des 18.000Fcfa déjà contestés du départ. Les nombreuses coupures du signal sont également un motif qui nourrit inexorablement cette grogne et cette révulsion de l’entreprise française.

Il est donc peut-être temps que les patrons de cette société du groupe Bolloré se remettent en question, et revoient également la politique économique vers le Cameroun, vers le continent africain.

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